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Couverture du cahier 6. Graphisme : F. Lissarrague. Photo : JM Franchomme, assisté de E. Lugand

Photo issue du cahier photographique d'Anne Paounov

Photo issue du cahier photographique d'Anne Paounov

Photo issue du cahier photographique d'Anne Paounov

Photo issue du cahier photographique d'Anne Paounov

Copyright : Fréderic Mathevet (in article Notes et prétextes à penser au milieu)

Copyright : Fréderic Mathevet (in article Notes et prétextes à penser au milieu)

Copyright : Fréderic Mathevet (in article Notes et prétextes à penser au milieu)

Mädchen (Ende Wieder) (in article Espaces lacunaires de Francois Bonnet)

Copyright : DPA (in article Un théâtre sans acteurs : l'enlèvement de Hans Martin Schleyer par la Fraction Armée Rouge de J. Hammers)

Editorial, Francine Lévy, Directrice de l’ENS Louis-Lumière (septembre 2009)

Le thème de ce sixième numéro des cahiers étant « le vide » j’aurais pu, comme l’évoque Gérard Pelé dans son introduction à propos de l’exposition du centre Georges Pompidou, laisser cette page vide.

Laisser cette page blanche, c’était prendre la pose, une posture, peut-être même une imposture.

Sans doute, cette abstention m’aurait été frustrante. Car la pensée du vide qui s’invite à mon esprit appelle celle du plein, du plein cadre même s’il est désert, du plein ciel à l’envol possible, du plein air versus le « sous vide » (dont l’asphyxie mortelle paradoxalement conserve). Bref, une tout autre ligne.

Le vide, la vacuité, le désœuvrement exprimé dans ces pages, est sujet à  de passionnantes interprétations et diversions dans les domaines des arts numériques interactifs, de la photographie, de la création musicale et sonore, de la poésie, des médias, de l’art contemporain…  et même de la psychanalyse et des sciences physiques.

Pétri dans  tous ses sens et prolongements, il invite  le lecteur une certaine  disponibilité rêveuse de la pensée, comme porté sans efforts entre les lignes de l’intervalle, du sublime, des jours de pluie, du silence du geste, de l’invu et de l’invisible.

Parler du vide c’est parler de ce qu’il n’est pas, parler de l’absence par ce qui l’évite, parler du silence en creusant le temps, finalement déployer grand savoir et énergie à résister à l’attraction presque fatale que le mot même exerce sur l’esprit.

Ecrire sur le vide c’est combler le manque de mots, œuvrer à son contour, à son dessin, quitte à nier l’impuissance du geste.

Il me plait aussi, et j’espère qu’il plaira au lecteur que ce cahier Louis-Lumière propose, pour la première fois, à son numéro 6, une œuvre graphique… un vide qu’il fallait combler ?