Auteur : Annabelle Lourenço ; Directrice du mémoire : Françoise Denoyelle
Ce mémoire est temporairement indisponible au téléchargement
Résumé :
La rédaction de ce mémoire a été motivée par un grand attrait pour les petites structures collectives de photographes. À l’ère où la presse se désengage de la production de reportages, des photographes ont choisi de s’associer, pour se détacher de la photographie d’information immédiate. Ils s’inscrivent toutefois dans l’air du temps, s’impliquant plus que jamais dans des sujets de fond, où l’image sérielle fait le récit de leur vision du monde. Les structures étudiées dans ce mémoire se nomment Le bar Floréal, Tendance Floue, L’Œil Public, Transit, Temps Machine, Item ou Myop et développent des démarches photographiques qui oscillent entre les domaines du photojournalisme, du documentaire et de l’art. Au travers de cette recherche, nous souhaitons rendre compte de la complexité à définir ces regroupements, dont les nuances se déclinent en diverses réalités, d’intention, photographique, humaine, organisationnelle, juridique et sémantique. Ces investigations se sont abondamment nourries d’entretiens, pour explorer les multiples facettes du fonctionnement de ces structures à échelle humaine, collectifs et agences, dans un contexte économique actuel difficile. La première partie retracera très brièvement les antécédents historiques qui menèrent le paysage photographique français, en particulier, à voir émerger les collectifs de photographes dans les années 1980-1990, puis se développer dans les années 2000. Nous envisagerons de comprendre pourquoi ces groupements fédérés chacun en statut associatif déclaré, ont pour certains, évolué sous forme de société à responsabilité limitée. En se fiant aux plus notoires de ces collectifs et petites agences, nous tenterons de comprendre comment les photographes survivent dans un métier dont le statut reste précaire. La seconde partie explorera les conditions de développement de ces petites structures sous leurs aspects juridiques, économiques et humains. Nous interrogerons la façon dont elles se placent actuellement sur le marché de la photographie et les outils de diffusion qu’elles utilisent pour leurs images. Outre l’aspect financier, le second point d’équilibre essentiel de toutes ces structures s’articule autour de l’alliage subtil du « Je » et du « Nous ». Autrement dit, s’épanouir dans le groupe autant que dans sa propre démarche photographique. C’est un défi difficile à relever sur la durée. Cette recherche s’inscrit dans un projet professionnel qu’il m’importait d’engager, dans une période intermédiaire, dont ce mémoire est le symbole.
Abstract :
The writing of this essay was motivated by a great attraction for small photography action groups. In the time where the press is fading away from coverage production, several photographers have chosen to join forces in order to break away from immediate information. They, however still stand in line with the trend, more than ever being involved, in deep investigative subjects, where serial images reflect their distinctive vision of the world. The structures, which are exposed and examined in this very essay, are named Le bar Floréal, Tendance Floue, L’Œil Public, Transit, Temps Machine, Item or Myop and develop photographic processes that shift between photojournalism, documentary and art. Through this study, we are trying to explicit the complexity that defines these particular groupings, whose nuances are declined into diverse realities, of intentions, photographic, human, managerial, juridical and semantic. These investigations are amply fed with interviews, to explore the multiple faces of the mechanism of such man-scale structures, collectives and agencies, in the current strenuous economical context. The first part will briefly track records of the antecedents that lead the French photographic scene, in particular, to allow the emergence of photographer collectives in the 1980s and 1990s, then developing in the 2000s. We will consider to understand why these groupings, all united by the status of association, have for some of them, evolved towards incorporated companies. Relying on the most notorious of those collectives and small-scale agencies, we will try to understand how photographers manage to survive in a professional activity that remains precarious. In the second part, we will explore the conditions of development of these small structures looking at the juridical, economical and human aspects. We will question the way that they stand today on the photography market and the diffusion tools they use for their image. Other than the financial aspect, the second essential point of balance of all these structures hinge on the subtle combination of the “I” and the “We”. In other words, to blossom within the group as much as within one’s own photographic approach. It is a tough challenge to face on the longer term. The essay is in line with a professional project that I meant to commit to, in transitional times, of which this essay is the symbol.
|
|