Du roman-photo à la suite photographiqueAuteure : Elsa Guillet - Directeur de mémoire : Franck Maindon Téléchargement du mémoire : partie A Téléchargement du mémoire : partie B Téléchargement du mémoire : annexes Résumé : Souvent considéré comme un genre mineur, le roman-photo a pourtant marqué plus de trente ans de presse féminine française et italienne dès le milieu des années 40. Aujourd'hui, son esthétique très particulière et ses récits mélodramatiques en font un genre tombé en désuétude. Depuis 1980, quelques auteurs s'interrogent de façon approfondie sur les capacités narratives du genre et ses possibles améliorations. Au début des années 90, Jan Baetens, professeur et critique spécialisé dans les rapports texte-image, réunit sous un seul terme les productions les plus récentes : le Nouveau roman-photo. Il se présente, au travers de nombreuses expérimentations, comme l'héritier direct du roman-photo traditionnel, avec comme point d'origine Chausse-trappes, d'Edward Lachman et Elieba Levine paru en 1981. Le corpus d'étude, regroupant des ouvrages parus jusqu'en 2006, vise à mettre en avant les importantes mutations qu'a dû subir le genre d'origine pour satisfaire à des exigences plus contemporaines, aussi bien esthétiques que narratives. Tout en revendiquant directement une filiation avec le roman-photo traditionnel dans l'ensemble de leurs productions, les auteurs ont dû se détacher d'un système de codes très prégnants, caractéristiques d'un genre populaire omniprésent. C'est par une réflexion sur ses origines ainsi que sur les matériaux qui le constituent que l'on peut être plus à même de comprendre les difficultés de renouveau du genre. Les différences existantes entre l'ancienne et la nouvelle production sont telles que certains auteurs choisiront finalement de totalement abandonner le terme roman-photo au profit de celui de suite photographique. Ils s'affranchissent ainsi définitivement de leur parenté, encore lourdement connotée, et ouvrent les possibilités exploratoires. Abstract : Even thought it has often consider as a minor genre, photonovel had a strong impact on more than thirty years of Italian and French women's press since the middle of the forties. Nowadays, its special aesthetic and its melodramatic stories make it appear as outdated. Nevertheless, some authors have deeply questioned the genre’s narrative abilities or tryied to find new ways to make it better since the beginning of the 1980's. That was when Jan Baetens, professor and specialised critic in text-picture connections, gathered all new productions together under one common noun: the New photonovel. Composed with a lot of experimental books, it's the direct heir of traditional photonovel. We can consider its starting point in 1981 with Ed Lachman and Elieba Levine published Chausse-Trappes. This study's corpus gathers works published until 2006, and aims at revealing mutations that traditional photonovel had to go through to satisfy modern demands in terms of aesthetics and narration. On the one hand, authors claim that they made a link with old photonovels in their productions, but on the other hand, they have to pull away from an important coded system which is typical of a popular genre. For Benoit Peeters and Marie-Françoise Plissart, differences between old and new creations are too important to maintain a common denomination. They prefer the word "photographic sequel" for their last books, freeing themselves from past productions, and opening up exploratory paths for creating a new photonovel genre.
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