Auteure : Emilie Dubois - Directeurs de mémoire : Alain Aubert et Pierre Grunstein
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Résumé :
La chasse à l’homme, qu’elle soit un mythe, une légende urbaine, ou la réelle poursuite d’un criminel, n’a pas fini d’alimenter l’imaginaire des cinéastes. Par nature sulfureuse, elle est une figure privilégiée du cinéma d’horreur. Mais au-delà du genre, et de quelques œuvres cultes comme « Les Chasses du Comte Zaroff », la chasse à l’homme est bien en réalité un thème ultra-cinématographique. Depuis les origines du cinéma, avec le film de course-poursuite, jusqu’au survival moderne des années 2000, la représentation cinématographique de la chasse à l’homme a traversé tous les genres et croisé le cinéma d’auteur à maintes reprises. Nous pouvons ainsi dégager de nombreuses figures filmiques communes, des utilisations semblables de l’outil cinématographique dans des œuvres pourtant bien distinctes. Parce qu’il est l’art du mouvement, le cinéma est particulièrement apte à représenter la phase de la poursuite, partie intégrante d’une chasse complète. La violence inhérente du sujet se traduit logiquement dans sa représentation filmique, générant des débats souvent houleux quant aux conséquences de cette violence, qu’elle soit graphique ou suggérée, sur le spectateur. Ce débat devient particulièrement sensible quand il concerne le cinéma d’horreur, par sa nature extrême. Le renouveau récent du survival, sous-genre brutal et sans concession, entièrement consacré à la chasse à l’homme dont elle est la figure définitionnelle, n’est pas sans poser des questions éthiques.
Abstract:
Man hunting has always had a strong influence on film-makers’ minds, whether it is a myth, an urban legend or the real chasing of a researched criminal. Its inherent violence particularly echoes in horror films. But beyond genres and cult movies, such as “The Most Dangerous Game”, man hunt is actually a truely cinematic figure. From the very beginning of cinema to modern survival films, man hunt has made its way through various genres and even reached auteurs. It is thus possible to pick up several close cinematic forms and figures in very different kinds of works. Because of its ability to render movements, cinema may be the perfect medium to represent the chase, which is a prominent part of the hunt. Hunting is a violent act, so as its on-screen representation. As a result, some tense debates arise from a simple ethical question : what are the consequences of on-screen violence on viewers ? Of course, horror films are sometimes thoroughly criticized for their extremely graphic content. The recent rebirth of the survival subgenre, exclusively centered on man hunts and considered to be one of the most straighforward and brutal types of horror films, naturally emphasizes the quarrel between horror-buffs and virtue-obsessed family leagues.
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