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Cohérence de la gestion de la couleur en post production numérique cinéma

Auteure : Marie Oudin - Directeur de mémoire : Alain Sarlat

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Résumé :

Ce mémoire a pour objet la gestion de la couleur dans la post production numérique cinéma. Nous nous appliquerons à comprendre quels sont les moyens utilisés actuellement, ou à mettre en place, pour contrôler la restitution des couleurs par les différents dispositifs de cette chaîne. Pour cela, nous envisagerons la spécificité du workflow cinéma, et des problématiques qu’il soulève : diversité de ses sources et de ses destinations, multiplication des acteurs travaillant sur le rendu de l’image, traitement en parallèle de ces tâches. La cohérence visuelle assurée par les chimistes de la chaîne argentique est à retrouver dans l’environnement numérique. Il semble important de percevoir les mêmes sensations visuelles quelque soit le matériel qui restitue l’image. Ce qui nous confronte à sa navigation entre divers espaces colorés, mais également entre différents univers de gradation des valeurs : le transcodage de l’image est le facteur essentiel de la gestion de la couleur numérique. Nous nous intéresserons aux préconisations que l’International Color Consortium avait proposé à la photographie numérique pour résoudre cette problématique, et à la manière de les appliquer aux spécificités du cinéma, notamment le traitement groupé des images en plans et non par unités individuelles. La mise en œuvre de cette proposition se place à deux niveaux : les différents matériels captant ou restituant l’image, ainsi que le langage décrivant celle-ci et les transformations à lui appliquer. Nous verrons d’une part, que l’ensemble des équipements de la chaîne numérique  (moniteurs, projecteur, caméras, scanner,imageurs) ont besoin d’être calibrés, c’est-à-dire de fournir un résultat prévisible selon le modèle, mais aussi caractérisés, afin que leur réponse soit référencée dans un espace d’encodage englobant tout ceux des autres matériels. De cette manière l’image qu’ils fournissent peut être envisagée à tout moment selon des repères universels, et non selon le propre langage du matériel. D’autre part, l’image étant décrite sous forme de code informatique, il semble nécessaire que celui-ci soit mis en forme par un langage commun. Cela induit un choix collectif d’un format d’échange de fichier image  et de description des transformations colorées. Nous plaiderons donc pour une industrie ouverte et des applications informatiques open source, permettant l’échange et le suivi d’information images par des metadatas.

Abstract:

The present work deals about color management in digital cinema post production. We will try to understand how the color restitution by the different devices involved can be controlled with present methods or innovative ones. From there, we will consider the specificities of the cinematographic workflow, and the questions related: diversity of sources and destination, multiplicity of actors in image treatment, simultaneous processing of tasks. The visual coherence insured by chemists of the photochemical workflow has to be recovered in the digital environment. It seems important to have the same visual perception on whatever device the image is displayed. This fact confronts us to the image’s navigation between different color spaces and quantification’s scales of pixels values: translation between image coding spaces is the principal factor of digital color management. We will consider the International Color Consortium’s proposal addressed to the world of digital still photography about this question, and how to apply it to cinematographic specificities, especially the treatment by shot versus individual unity of images. The application of this proposal involves two levels: the different devices capturing or displaying images, along with the language that describes them as well as the one that indicates the transform to apply to them. First of all, we will see that all devices used in the digital workflow (monitors, projectors, scanners, printers) have to be calibrated, which means that their response must be predictable according to the same type of device; but also they have to be characterized in order to translate their response into a coding space larger than all of the other devices. Thus we can represent images they deliver according to universal coordinates, and not according the device’s language. On the other hand, the image being written in binary code, it seems necessary that this code be organized in common language. This leads to a collective choice of an image file format for exchanges, so as for color transforms descriptions. We will support the idea of an open industry and open source applications for computers, which allows exchange and tracking of image’s information with metadata.