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Documentaire et télévision : un mariage d'intérêt(s) ?

Auteure : Pauline Fort - Directeurs de mémoire : JL Berdot et L. Baujard (Gédéon)

Le mémoire de Pauline Fort dont le sujet était : "Documentaire et télévision : un mariage d'intérêt(s)?" qui a été soutenu en 2008 devant un jury de professionnels et d'enseignants chercheurs, a été retiré de cette liste à la demande de monsieur Ludovic Arnal, dont l'interview figurait in extenso en annexe du mémoire, et qui a renié ses propos le 27 septembre 2011.

Résumé :

Beaucoup de professionnels français dénoncent une trop grande influence des chaînes de télévision dans la création des oeuvres documentaires, qui se caractérise par l'uniformisation des formes filmiques et des discours proposés. Qu'en est-il réellement de cette tendance de formatage, farouchement niée par les responsables de programmes? Dans quelle mesure les productions actuelles sont-elles cadrées et dirigées par leurs principaux investisseurs? Et comment préserver une diversité et une richesse de points de vue dans la programmation documentaire, tout en s'adaptant à la diffusion de masse qu'est la télévision? Enfin, pourrait-on imaginer d'autres moyens de diffusion qui seraient plus adaptés au documentaire? Ce mémoire a pour but d'apporter quelques éclaircissements à cette situation déroutante où les réalisateurs annoncent la mort du documentaire tandis que les grilles de télévision débordent de programmes dits “documentaires”. Pour cela, nous établirons d'abord un état des lieux de la production documentaire actuelle pour la télévision française, en étudiant les cases documentaires proposées par les chaînes, les modes de financement ainsi que la répartition des rôles entre les différents intervenants d'une production. Cette étude servira de base pour comprendre par la suite les enjeux de chacun, qui seront développés en fonction de chaque domaine dans lequel on peut observer une tendance à l'uniformisation. Enfin nous étudierons quelques possibilités de diffusion en dehors de la télévision, en cherchant à savoir si elles constituent aujourd'hui ou constitueront demain des systèmes financiers viables. Cette étude s'appuie pour une large part sur les entretiens effectués avec des réalisateurs, producteurs et diffuseurs de mars à mai 2008, mais également sur des lectures ou des documents publiés sur Internet. Les avis présentés sont le plus souvent totalement subjectifs, mais le fait de regrouper les propos de personnes variées n'ayant pas les mêmes intérêts permet de créer une sorte de mosaïque qui rend compte des divergences d'opinion qui agitent le milieu de la production documentaire française.

Abstract:

Many french film makers are denouncing broadcaster's influence on documentary films creation, leading to a formal and ethical standardization. What can we say about this standardization denounced by directors, and denied by broadcasters? In what extent current productions are directed and controlled by their main investors? How could it be possible to create personal movies while fulfilling television requirements such as audience ratings? What should be the ways to find alternatives for this established system? This project means to give some explanation to this disconcerting situation in wich directors consider that documentary film is dead, when the main channels break records for broadcasting "documentary films". This research will start in studying documentary film production for french television channels, in particular time slots devoted to documentary films, means of financing and the distribution of functions between directors, producers and broadcasters. This study will be a base to afterwards understand what's at stake for each one, in twelve concrete fields in wich we can note a tendency to standardization. Finally we'll mention some ways to broadcast documentary films outside television, and see if they're or will be tomorrow financially stable systems. This research project is mainly based on interviews of documentary film directors, producers and broadcasters, from march to may 2008, but also on readings and documents published on Internet. These present opinions are most often totally subjective but, as they are put together, these words of people with their own interests create a mosaic that accounts for opinion difference troubling the french documentary film production environment.