Reproduction des photographies monochromes via une acquisition numérique et une impression à jet d'encre pigmentaireAuteure : Lucie Moraillon - Directeurs de mémoire : Jean Paul Gandolfo et Alain Sarlat Téléchargement du mémoire : partie A Téléchargement du mémoire : annexes Résumé : Dans les milieux patrimoniaux et institutionnels, la reproduction de photographies est une pratique courante, qui s’inscrit dans une volonté de préservation de l’original. Les techniques de reproduction évoluent selon un rythme qui suit celui des procédés photographiques dominants d’une époque, statut accordé au numérique depuis quelques années, aussi bien dans l’acquisition des images que dans leur restitution. Ce travail propose la recherche d’une méthode numérique de reproduction dédiée aux tirages monochromes, représentatifs d’un très grand volume dans les collections. L’enjeu de cette étude est la restitution optimale des qualités de l’original, autrement dit l’obtention d’un fac-similé en privilégiant les rendus de valeurs, de détails et de tonalité. Pour cela, après l’étude des besoins patrimoniaux et des solutions numériques appropriées à l’objectif fixé, une méthode fondée sur les principes de fonctionnement de la chaîne numérique est élaborée. Deux approches de numérisation sont abordées dans un but comparatif : les deux systèmes, un scanneur et un appareil de prise de vue numérique, diffèrent par leur principe, leurs contraintes et leur coût. La méthode envisage par ailleurs un traitement particulier de la teinte de l’original, la gestion de la tonalité ne se faisant pas à l’acquisition mais à l’impression à partir d’un fichier monochrome adapté aux caractéristiques des systèmes d’acquisition et d’impression jet d’encre pigmentaire. Quatre procédés photographiques ont permis d’éprouver cette méthode : un tirage albuminé, au palladium, au charbon et un tirage argentique sur papier baryté. Les résultats sont satisfaisants dans une première mesure, toutefois des améliorations seraient à apporter sur deux points : l’étude de l’état de surface qui perturbe la restitution de la dynamique, et l’obtention du blanc papier caractéristique de l’original. Enfin, il n’apparaît pas de différence entre les deux acquisitions compte tenu de la taille moyenne des originaux. Abstract:
In the patrimonial and established sphere, photographic copy is common use having protection of the genuine picture. Technics of copying are developing according to a rhythm which follows photographic methods. This work proposes to try a digital copy system for monochromic printing that is a great part in collections. The stake consists in restoring the properties of the genuine picture, in other words in realizing a facsimile that would give importance to details, hue and values. So, after studying patrimonial requirements and digital answers corresponding to the aim, a method based on the working of the digital chain is built up. Two systems of digitisation are compared: two systems - a scanner and a digital camera- are different according to the working, the compulsions, the prise and the setting up of each one. Besides, the method suggests a special treatment of the original hue with a color managment. Four photographic processes have allowed to test this method: an albumen print, a palladium print, a carbon print and a baryta gelatin silver print. The results are satisfying in some degree, however two things could be improved: the study of the aspect of the surface which disturbs the restitution of dynamic and getting of blank paper, identification marks of the genuine document. Finally, it seems to me that there is no difference between the two things obtained from the medium size of the genuine document. |