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Cahier Louis-Lumière n°9 : Mémoires d’écoles / Audio-visual archives and Memory in Schools

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Les cahiers ré-apparaissent après trois ans d’absence ! Ces trois années n’ont pas été stériles, au contraire : l’École s’est implantée à la Cité du Cinéma, et, dans un contexte nouveau, elle a souhaité repenser la revue qu’elle édite depuis 2003.

Françoise Denoyelle, Véronique Figini, Michèle Bergot et Delphine Wibaux ont assuré la direction scientifique de ce numéro international consacré à la « mémoire des écoles de cinéma, de photographie et de son ».

Voici leur éditorial :

« La forte participation de nos collègues de l’étranger (Angleterre, Australie, Allemagne, Grèce, Irlande, Singapour.) témoigne tour à tour de l’intérêt nouveau ou de l’embarras des écoles, institutions publiques ou privées, face à leur passé et à leurs archives. Anciennes ou récentes, elles témoignent de la complexité de leurs approches. De nombreuses et diverses problématiques sont mises en exergue, non seulement de collecte, de conservation, de classement, d’indexation, de migrations, d’usages, de diffusion ou de droits d’auteurs. Mais aussi sur l’histoire de l’institution, son évolution en fonction de critères administratifs – passage de l’enseignement secondaire au supérieur –, en fonction de critères politiques - réunification des deux Allemagne –, ou de l’évolution de la pédagogie. La valeur des archives des Anciens s’inscrit comme ressource pédagogique lorsqu’elle n’est pas perte irrémédiable de réalisations d’étudiants devenus célèbres. Aux difficultés d’une conservation optimale accentuée par un coût financier significatif font écho des défis techniques et une diffusion de la production des étudiants assortie d’une cohorte de droits, entre maquis et balkanisation. En bouleversant les modes de production, de conservation, et de diffusion, l’arrivée du numérique a révélé les problématiques de l’analogique. Tous les cas de figure sont exposés, de la conservation chaotique et du ressort des bonnes volontés jusqu’à la mise en place de structures dotées de moyens financiers et de personnel, afin de répondre à un cahier des charges, résultat d’une réflexion collective, voire gouvernementale. L’ensemble des contributions traduit le grand écart entre le besoin unanimement reconnu d’écrire l’histoire des écoles à laquelle est liée l’évolution de sa production, de conserver les travaux des étudiants et le désarroi des responsables face à cette masse, dont le statut oscille entre fonds d’archives et collection. »