Auteur : Moea Latrille - Directeurs de mémoire : Jean Chatauret et Frédéric Mathevet
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Résumé :
A l’heure où les machines font partie intégrante de notre vie quotidienne, ronronnant, couinant, gémissant, crachant, tournant à grande vitesse, à l’heure où les télévisions ont envahi nos salons, un seul geste suffisant à en augmenter le volume sonore pour couvrir le mixeur de la cuisine et où nous devrons crier pour arriver à communiquer par dessus ce bruit ambiant dont se plaindra le voisin, que faire pour ne pas atteindre une surdité universelle déjà bien en route? Depuis une quarantaine d’années, une préoccupation grandissante pour le devenir de notre environnement sonore et de notre audition a vu le jour et se développe. A l’intersection de divers champs d’études, cette recherche est encore embryonnaire et très vaste en raison de la richesse et la multitude de sons que nous percevons continuellement ainsi que de la complexité de leurs relations et interactions spatio-temporelles. Essentiellement basée sur la transmission d’une culture de l’écoute, fondement même de toute activité concernant le sonore, ces études développent des expérimentations collectives pour élaborer un langage sonore commun à tous, concevoir de nouvelles méthodes de représentation des sons ainsi qu’arriver à une maîtrise du bruit produit et subit. N’est-ce pas à travers la prise de conscience et une meilleure appropriation de notre environnement sonore pour les générations à venir que nous pourrions agir pour réduire les nuisances sonores et trouver de nouvelles solutions pour bâtir le monde demain? Au cours de notre recherche interdisciplinaire, nous développerons l’axe pédagogique à travers un atelier de sensibilisation à l’environnement sonore s’adressant à des élèves particulièrement bruyants, l’aspect sociologique du son au cours de l’étude de l’identité sonore d’un lieu par la perception de ses occupants et l’interaction des individus avec leur environnement, puis la question de la représentation de cet univers sonore à travers l’élaboration d’un outil virtuel regroupant ces deux premières études.
Abstract :
At a time when machines are a part of our daily lives, purring, squeaking, wailing, crackling, turning at high-speed, a time when televisions have invaded our living-rooms, needing a simple movement to raise the sound level to be heard over the mixer in the kitchen, and when we will have to shout to communicate over this surrounding noise, disturbing the neighbours, what can we do to get off the road to universal deafness? For about forty years, a growing concern about the future of our sound environment and our hearing has emerged and expanded. Gathering various fields of study, this research is still embryonic but vast due to the wealth and mass of sounds we perceive and interpret continually as well as the complexity of their connections and their spatial and temporal interactions. Essentially based on passing down an oral tradition, which is the beginning of all sound activities, this study has developed collective experiments to elaborate a common sound language, to conceive new methods of sound representation and manage to control the sounds produced and endured. Is it not through awareness and a better appropriation of our sound environment for generations to come that we could act to reduce noise and find new solutions to build the world of tomorrow? Through this interdisciplinary research, an attempt has been made to sensitize a particularly noisy group of pupils to their sound environment. The sociological aspects of the sound identity of a place through the perception of its inhabitants and their interaction with this space will be examined. The question of representation of a sound environment through the elaboration of a virtual tool to cover both studies will also be studied.
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