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Méthodologie de l'image dans les chaînes numériques

Auteur : Anthony Sharpe - Directeurs : Alain Delhaise et Thierry Beaumel

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Résumé :

Ce mémoire de fin d’études est orienté sur des réflexions méthodologiques. Ces réflexions me semblaient indispensables à avoir sur la création de l’image en tant qu’opérateur, puisque tous nos outils se numérisent. La transformation actuelle de nos chaînes de traitement reste relativement invisible pour le spectateur, ce qui est la particularité de la micro-révolution qu’elle engendre. Cette transparence au niveau de la salle de cinéma a été mon point de départ, qui me permet d’affirmer que le plus important dans une image est son idée, sa pertinence face au scénario. Le positionnement de l’opérateur doit donc être en vue du résultat final, et mon approche a été de questionner le potentiel créatif d’outils comme l’étalonnage numérique. À partir de cela, comment peut-on intelligemment répartir la création entre la production et la post-production ? Dans ce dessein je suis passé par une définition de l’imagerie numérique et une analyse systémique des différentes chaînes de traitement existantes. Grâce à ceci j’ai proposé certaines pistes concernant une possible répartition des responsabilités. Je me suis ensuite tourné vers la proposition conceptuelle de nouveaux outils afin de s’affranchir des insuffisances encore persistantes entre le monde du plateau et de l’étalonnage. Poursuivant cette logique ma partie pratique de mémoire mettra à l’épreuve les idées derrières ces outils, et questionnera le pouvoir effectif de la retouche d’une image.

Abstract:

My work mainly concerns methodological matters. I considered these as crucial since most of the cinematographer’s tools are going digital. The major singularity of the present mutation of our workflows, is the total invisibility of it for the audience. This unawareness of the theatres shall be an essential point in our questioning, since it allows us to consider the vital bond between the pictures and the script. Therefore a cinematographer should always think in terms of a final result. My work has led me to question the creative potential of tools such as digital colour-grading. Since then, we have to rethink how creativity should be shared between the set and the timing. This has led me to define what a digital image was, and also to study the different workflows that currently existed in the cinema industry. I have then ventured myself to propose new tools that could help building a stronger link between the cinematographer and the world of post-production. The practical part of my work tests to a certain extent these new tools, and also tries to evaluate the real capacity of colour-grading when one tries to change the purpose of a picture.