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La peau dans la photographie publicitaire

Auteure : Anne Claire Gallais Sérézal - Directrice de mémoire : Véronique Durr

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Résumé :

La présente étude s’intéresse à la représentation de la peau dans la photographie publicitaire, et à l’importance que le travail de la peau revêt dans ce domaine. Pour répondre à cette question, nous avons rencontré des professionnels qui participent la fabrication du visuel publicitaire : clients, directeurs artistiques, photographes et retoucheurs. D’autre part, nous avons réalisé des tests de prise de vue et de retouche en nous plaçant dans une situation de production réelle, et en faisant varier des paramètres de prise de vue et de retouche, puis nous avons analysé les résultats obtenus.  La structure et la composition organique de la peau lui confèrent ses caractéristiques de couleur, de texture et de transparence, que les artistes ont toujours tenté de représenter. L’art pictural explorera la dichotomie idéal/réel, initiée dès l’Antiquité, et proposera des formes de représentation de l’humain très variées. La technique photographique, et la nouvelle esthétique qu’elle propose, influencera les artistes, autant que la tradition picturale, dans leur interrogation sur la représentation monotone actuelle de l’humain dans les médias. La publicité est le principal vecteur de l’uniformisation plastique du corps et de la peau, mis en cause par les artistes. Les techniques de communication visuelle en publicité exigent une indifférenciation physique des modèles qui s’exprime, entre autres, par un peau « lissée ». Après une étude des pratiques de prise de vue et de retouche en publicité, nous avons appris que la peau devait être très retouchée, exagérément éclaircie et légèrement hâlée. Mais le rendu de la peau en publicité reste très variable en couleur, beaucoup plus que la peau naturelle. Le grain de la peau est très fin, parfois presqu’imperceptible, mais rarement réellement lisse. Il n’existe pas de réelles normes en retouche, mais seulement des tendances. Le rendu de la peau dépendra de multiples facteurs imbriqués et difficilement paramétrables tels que sont : le positionnnement de la marque, le type de produit ou encore le pays d’exploitation de la publicité.

Abstract:

The subjet of our dissertation is the representation of human skin in commercial photography and the significance of the work related to skin in this field. We met professionals who are involved in the commercial creation (clients, artistic directors, photographers and digital retouchers) in order to find an answer to this issue. We also put into practice what we learned about commercial « shooting » and retouching and we produced images in professional conditions. We changed some parameters of the pictures taking and retouching and we analysed the resulting images. Artists always attempted to represent the skin aspect in terms of color and texture, which aspect relies on its structure and physiology. Since antic times pictorial artists investigated the dichotomy between ideal and real in the variety of skin representations they offered. The pictorial tradition as well as the new photographic aesthetics ensuing from this process, influenced contemporary artists who question the monotonous human representation in the media nowadays. Their work indicate that advertising is a main vector for the body and skin standardization. Most of the visual communication ways are based on the physical indiscrimination of the smooth-skinned models. Indeed, we learned that the commercial skin needs to be very bright and lightly tanned as well as deeply retouched. But the skin color in advertising may vary widely, even more than the natural skin does. The skin texture may be almost imperceptible but is never completely flat. Because of skin retouching depends on multiple and overlapped elements (brand positioning, kind of product or country of diffusion), there are no standards but only trends for its final rendering.