Aujourd’hui, grâce à l’essor des techniques de synthèse visuelle, nous sommes de plus en plus confrontés à des images inédites, impossibles à filmer et souvent proches de la fantasmagorie. De plus, ces nouvelles images «irréelles » ont atteint un degré de réalisme tel, qu’il est très difficile de reconnaître une image de synthèse d’une image filmée. Or, parallèlement à ces progrès visuels, le domaine du son n’a pas subi le même essor technologique. En effet, aujourd’hui, il n’est pas encore possible de synthétiser une identité sonore complexe de la même façon qu’il est possible de créer visuellement les détails et les mouvements d’un objet virtuel. Il est donc légitime de nous interroger sur les moyens de sonoriser ce genre d’images «irréelles». L’objectif de ce mémoire est donc de proposer des réflexions et des débuts d’idées qui permettront, nous l’espérons, de comprendre les problèmes de la création sonore liée à des images dont notre quotidien ne nous permet aucune expérience sonore.
Abstract:
Nowadays, due to the development of digital technology, we are increasingly confronted with new images which are impossible to film and often close to the phantasmagorical. Moreover, these new and “unreal” pictures seem so real that it is very difficult to differentiate between them and filmed images. As far as sound is concerned, technological development has been slower. In fact, today, it is impossible to synthesize a complex sound in the same way as we are able to create details and movements of a virtual object. So, we propose to question the way of designing sound for this kind of “unreal” pictures. Thus, the purpose of this graduate thesis is to propose a reflection and to outline some ideas in order to understand the problems of creating sound related to pictures which our daily lives cannot experience.