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Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
La Cité du Cinéma - 20 rue Ampère
93200
Saint-Denis (France) / Tel : 01 84 67 00 01
Téléphone
01 86 67 00 01

Appel à contributions : Cahier Louis-Lumière n°15

1. Synopsis

 

Les récentes évolutions technologiques ont placé la diffusion du son dans une perspective de réalisme, notamment en termes de spatialisation. Qu’il s’agisse de format Ambisonic, binaural ou WFS (Wave-Field Synthesis), le principe est de reconstruire la forme de l’onde sonore parvenant aux oreilles d’un auditeur, afin de lui conférer la sensation d’être face à un objet sonore naturel. Tout comme en réalité virtuelle, l'objectif est de créer les conditions d’une immersion sonore proche de la réalité physique du son.

L'histoire de ces évolutions s'accompagne d'un discours explicite, prônant les qualités de réalisme et de fidélité aux lois de la physique. Mais ces notions masquent une ambiguïté entre la situation d'écoute et la nature même du contenu qui est proposé au sujet percevant. Nombre d’œuvres contemporaines offrent à entendre une matière dont l'existence est intrinsèquement liée au dispositif de diffusion, et qui ne pourraient trouver de contrepartie dans une écoute "naturelle", hors de cet espace de projection sonore. Que faire alors de ces critères de conformité à un supposé modèle, auprès duquel il s'agirait de vérifier la performance d'illusion ?

Se pose ainsi la question du sens véhiculé par les sons : le schéma narratif d’une pièce radiophonique n’est-il pas suffisant pour convoquer auprès de l’auditeur l’illusion suffisante à une immersion complète dans sa dramaturgie ? La spatialisation du son au cinéma ne va-t-elle pas à l’encontre de notre volonté de nous projeter devant nous, en compagnie des acteurs visuellement présents sur l’écran ? Et pourtant, les compositions musicales spatialisées, immersives et sans image frontale, peuvent être renversantes d’authenticité, de précision spatiale et de finesse dans les timbres sonores.

Dans ce cahier, nous nous intéresserons aux rapports entre le spectateur, la proposition artistique et sémantique d’une œuvre sonore et la proposition acoustique des évolutions technologiques du son : quelle exigence de sens pour quelle technologie de diffusion ? Une ambiance sonore et un discours narratif ne répondent pas aux mêmes contraintes perceptives en termes de validité écologique, d’illusion référentielle : quel niveau d’exigence perceptive pour quelle technologie, pour quel format de création ? A chaque proposition, c’est le sens véhiculé par le son et sa technologie de diffusion, c’est notre capacité à nous projeter dans l’imaginaire et dans nos représentations en mémoire, qui doivent guider les choix technologiques adaptés, et non l’inverse.

Il sera donc question de réalisme, d’authenticité, d’illusion, de cohérence, d’immersion et de spatialisation, dans une démarche à la fois philosophique, perceptive et technologique.

 

 

2. Thématiques et structure du Cahier n°15

 

Introduction

 

Partie 1 : Perception et spatialité (approche historique et esthétique)

- Une histoire de la médiation du son.

- Les sound studies et les origines culturelles de la reproduction du son. Narration et immersion du son de par leurs origines sociales.

- Perception et immersion : une histoire de la composition musicale spatialisée.

 

Partie 2 : La technologie au service de l’immersion

- Evolution technologique pour une spatialisation de plus en plus proche de la réalité physique du son : les techniques Ambisonic, WFS et binaurale. Illusion réaliste ou réalisme illusoire ?

- La prise de son multicanal et la cohérence perceptive en localisation, immersion et timbre.

- Le mixage multicanal et la cohérence perceptive en localisation, immersion et timbre. Mixage Orienté Objet.

- Le Mixage Orienté Objet pour le son à l’image.

 

Partie 3 : Percevoir le monde (approche philosophique et sémantique)

- Approche philosophique du son : vraisemblance du son ou imitation de la nature ?

- Abstraire le son du monde réel : la validité écologique du son à l’image, de l’objet sonore en question. (In-)cohérences sémantiques et spatiales du son.

- L’expérience auditive à la fois comme événement temporel et comme objet spatial, dans son approche philosophique.

 

Notes de recherche

 

Notes de lectures

 

 

3. Cahier des charges  à l’attention des auteurs

 

3.1. Calibrage des textes

- Pour chaque article, l’unité est la double page. Taille maximale par article : 10 pages.

Une double page sans illustrations fait 6800 signes espaces compris.

Chaque article ne doit pas dépasser 10 pages, soit 68’000 signes sans illustrations (attention, il faudra réduire le nombre de signes en fonction des illustrations).

- Chaque article est précédé d’un texte de présentation en français et de sa traduction en anglais. Ce n’est pas un résumé, mais plutôt, une mise en perspective des enjeux. 

Nombre de signes indicatif : 2000 au total (Français + Anglais) espaces compris

- Une bio de l’auteur accompagne chaque article.

Nombre de signes indicatif : 2000 au total espaces compris

 

3.2. Illustrations

Le Cahier Louis-Lumière étant une revue papier mais également numérique, nous encourageons les auteurs à exploiter au mieux les possibilités permises par ce type de support.

- Format

Les illustrations doivent être fournies par les auteurs en haute définition afin de pouvoir être reproduites avec une qualité « impression ». Il est recommandé de choisir des formats standards (JPG, TIFF, PSD…).

Les graphiques doivent également être fournis sous forme d’images (et non de fichiers Excel par exemple).

Des liens vers des vidéos peuvent également être fournis pour la version numérique.

La couverture de la revue est en couleur mais l’intérieur sera en noir et blanc.

- Droits

Toutes les illustrations (photos, graphiques, schémas, vidéos..) doivent être libres de droit patrimonial.

L’auteur de l’article  accompagnera chaque illustration :

  • de sa légende complète : Prénom, Nom de l’auteur de l’illustration, titre, année, crédit et source.
  • d’un courrier certifiant qu’elles sont libres de droit.

 

3.3. Bibliographie

- Exemple de monographie :

DENOYELLE F.,  Boris Lipnitzki le Magnifique, Paris, Nicolas Chaudun, 2013, 208 p.

- Exemples de contribution à un ouvrage collectif et d’article de périodique :

FIGINI V., « L’usage pictorialiste du flou. Ils se disent photographes, ils se disent graveurs », P. MARTIN et F. SOULAGES (dir.), Les frontières du flou, Paris, L’Harmattan, coll. « Eidos », série « Retina », 2013, p. 61-78.

FIGINI V., « Le cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale, premier musée de la photographie en France ? », Revue de l’Art, n°181, septembre 2013, p. 55-62.

 

3.4. Appels de notes et notes de bas de page

- Appel de notes collé au mot, avant tout signe de ponctuation.

Ex : Victor Hugo1.

- Notes en fin de chaque page avec numérotation continue en chiffres arabes.

- Les règles de composition et d’harmonisation sont identiques à celles indiquées dans la  section Bibliographie, ci-dessus.

- Ne pas faire de renvois à des numéros de notes.

- Exemples de l’emploi d’ibidem et d’op. cit. dans ces notes successives :

1. DENOYELLE F., Boris Lipnitzki le Magnifique, Paris, Nicolas Chaudun, 2013, 208 p.

2. Ibid. p. 34.

3. FIGINI V., « Le cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale, premier musée de la photographie en France ? », Revue de l’Art, n°181, septembre 2013, p. 55-62.

4. DENOYELLE F.,  Boris Lipnitzki le Magnifique, op. cit., p. 54.

5. FIGINI V., « Le cabinet des Estampes… », art. cit., p. 58.

6. DENOYELLE F.,  loc. cit. (Renvoie au même ouvrage et à la même page).

 

3.5. Sigles, abréviations, règles typographiques

- L’usage actuel est de ne pas mettre de points entre les lettres.

Ex : SNCF (et non S.N.C.F.)

- Les abréviations restent, dans la plupart des cas, en bas de casse.

Ex : vol., t., n°, etc.

- Quelques abréviations courantes :

            . 1er, 2e, 3e (et non 1ère, 2ème, 3ème)

            . XVe siècle (chiffre en petites capitales) (non XVème)

            . chap. (ch. signifie chant)

            . éd. (éditeur, édition)

            . etc. (non etc…)

 

3.6. Calendrier

1/ 1er juin 2021 : date limite pour la réception des notes d’intention

2/ Début juillet 2021 : communication des résultats aux auteurs

3/ Juillet – septembre 2021 : écriture des textes par les auteurs

4/ 30 septembre 2021 : réception des textes

5/ Octobre – novembre 2021 : échanges et interactions entre les responsables scientifiques de la revue et les contributeurs

6/ Décembre 2021 : conception et fabrication de la revue

7/ Avril 2022 : diffusion du Cahier Louis Lumière n°15

 

3.7. Envoi des contributions

Corsin Vogel : c.vogel@ens-louis-lumiere.fr

Sylvain Lambinet : s.lambinet@ens-louis-lumiere.fr