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Coordonnées de l'école
Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
La Cité du Cinéma - 20 rue Ampère
93200
Saint-Denis (France) / Tel : 01 84 67 00 01
Téléphone
01 86 67 00 01

METRO

  • Ligne 13 - carrefour Pleyel (sortie 2 Cap Ampère) – distance de l’Ecole – 5 minutes

 

RER

  • RER D - Stade de France - puis bus 139, arrêts "rue Ampère" ou "Carrefour Pleyel" (distance de l’Ecole : 1 km)
  • RER B - La Plaine Stade de France - puis bus 139 (arrêts "rue Ampère" ou "Carrefour Pleyel" (distance de l’Ecole : 1,5 km)
  • RER C - Saint-Ouen - puis bus 139 ou 274 (distance de l’Ecole : 2 km)

 

EN VOITURE

  • Depuis l’A86, prendre la sortie 8b.
  • Depuis le périphérique, sortir à Porte de Saint-Ouen ou Porte de Clignancourt.

 

Festival Camerimage 2018 : les compte-rendus des étudiants de la promotion 2019 (cinéma)

Vendredi 16 novembre

La Ballade de Buster Scruggs de Joël et Ethan Cohen

Billet d'humeur

 

Mercredi 14 nous avons pu assister à la projection du dernier film des frères Coen, en présence du chef-opérateur Bruno Delbonnel. 

 

La Ballade de Buster Scruggs est le premier film que les frères Coen réalisent en numérique. Après Roma d’Alfonso Cuaron, projeté la veille, c’est encore Netflix qui produit le film. Et la même question est soulevée : y aura-t-il une diffusion en salles du film ? Notamment en France puisque, si tel était le cas, le film devrait attendre trois ans avant d’être disponible sur la plateforme, conformément à l’actuelle chronologie des médias. Pour le moment pas de réponse.

 

181116 illuCamerimage Sabouraud

 

Divisé en six volets, le film retrace les aventures des bandits et des colons du Far West. La projection était suivie d’une rencontre avec Bruno Delbonnel durant laquelle il a pu aborder son travail. Sur un film comme celui-ci, tout est très bien préparé et storyboardé, et heureusement car sur les quarante-cinq jours de tournage la météo n’a jamais laissé de répit à l’équipe. La présence des ciels est très forte et pour pouvoir conserver une cohérence lumineuse il a fallu beaucoup s’équiper et anticiper les nombreux problèmes rencontrés au fil du tournage. 

 

Comme à son habitude, Bruno Delbonnel produit ici des images d’une grande douceur. Il compose la lumière d’une manière presque irréelle, naïve renouant avec le film de genre ; il cite Douglas Sirk, Charles Laughton. Malgré la référence aux classiques hollywoodiens, il refuse pourtant pour ce western l’emploi des optiques anamorphiques et du scope, préférant le format 1,85 : 1. 

 

Le 16/11/18 par Paolo Sabouraud dans le cadre du Camerimage

Jeudi 15 novembre

Roma d'Alfonso Cuaron

Billet d'humeur

 

Alfonso Cuarón est venu hier présenter Roma, son dernier film, une fiction en noir et blanc 65 mm tirée de l'histoire de Cleo, bonne de la famille du réalisateur pendant son enfance. 


Le film possède une rigueur formelle mise en place des le départ, un cadre balayant les décors d'un regard objectif qui réduit les personnages à des corps parmi d'autres, des points insignifiants au milieu du monde qui s'agite en arrière-plan. Il y a également la puissance de ces plans-séquence, dont Alfonso Cuarón n'est pas à sa première démonstration, mais laissons à d'autres le soin de (bien mieux) parler de ce film. 

 

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Si Alfonso Cuarón était présent à Bydgoszcz, c'est parce qu'il était également le chef opérateur de son film. Là encore, d'autres commenteront bien mieux son travail, mais j'aimerais cependant revenir sur un point particulier de son approche de la lumière. À la fin de la conférence, il nous a montré des images de ses installations lumière, pour illustrer ses explications, et notamment pour une scène d'incendie, dans un bois, de nuit. Afin d'éviter l'artifice de projecteurs imitant le scintillement du feu, il a fait construire des structures enflammées, certaines alimentées par des rampes à gaz pour contrôler leur puissance, et placées de manière à éclairer les comédiens (des projecteurs de feu, en somme). Puis, pour obtenir le même effet de scintillement sur les arbres en arrière-plan, ils ont placé au pied des arbres des écrans LED diffusant l'image des flammes, pour avoir un mouvement accordé à celui de la face. Il reprend donc une idée qui découle de la fameuse boîte à lumière de Gravity : pour éclairer des comédiens qui font face à la Terre depuis l'espace, il suffit de les mettre en présence de la Terre depuis l'espace. La technologie impliquée est peut-être très sophistiquée, mais l'idée de base est fabuleuse de simplicité : pour obtenir un effet sur un objet il faut mettre l'objet en présence de l'effet. 
Un état d'esprit qu'avait déjà Nestor Almendros quand, pour ne citer qu'un exemple, il recréait la réflexion d'un écran de cinéma sur des spectateurs en braquant sur eux un projecteur et en retirant l'objectif pour ne garder qu'une densité globale de chaque image. 


Et c'est en tout cas une conception de la lumière à laquelle on peut de plus en plus prétendre grâce à l'avancée des technologies (on pense à la sensibilité des caméras numériques) et peut-être que le véritable changement apporté par les projecteurs LED sera celui-là.

 

Le 15/11/18 par Léo Brezot dans le cadre du Camerimage

Mercredi 14 novembre

Masterclass de Philippe Rousselot

 

Dans le cadre du festival Camerimage, le chef opérateur français Philippe Rousselot, membre AFC ASC, a donné une masterclass d’une heure et demi dans la salle de conférence de l’Opera Nova de Bydgoszcz.

 

Cette rencontre a été l’occasion pour de nombreux étudiants et professionnels de poser des questions sur le long parcours du chef opérateur français.

 

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Les questions ont porté tant sur ses précédentes collaborations avec des réalisateurs comme Tim Burton ou John Boorman que de son approche du cinéma numérique aujourd’hui.

 

Philippe Rousselot a répondu avec générosité et humour aux nombreuses questions du public.

 

Cette rencontre nous a laissé un très bon souvenir, tant pour l’ambiance chaleureuse qui y régnait que pour l’intérêt des réponses données par le chef opérateur français.


Le 14/11/18 par Benoît Toulon dans le cadre du Camerimage.

Mardi 13 novembre

Welcome to Sodom

Opérateur, un métier à risque

 

Aujourd’hui, dans le cadre du Camerimage, passait à l’Opéra Nova un documentaire autrichien : Welcome to Sodom. « Sodom » est le surnom donné à l’une des plus grandes décharges d’électronique du monde par ceux-là même qui y travaillent et y habitent. Cette décharge située au Ghana est connue pour être un des endroits les plus toxiques du monde.

Durant les deux mois de tournages, Christian Kermer, le chef opérateur, a pu démontrer à quel point ce métier peut être risqué. Il a en effet dû lutter contre tous les éléments pour obtenir les plans qu’il voulait, quitte à en donner des sueurs froides à son producteur.

 

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Il a en effet manqué de se brûler dans les feux qui servent à séparer les fils électriques de leur gaine en plastique, et à dû respirer au passage l’air toxique qui s’en dégage. Ces flammes et ces fumées sont sans doute en partie à l’origine du surnom du lieu, la Sodome mythologique ayant été détruite dans les flammes. Mais l’eau et la terre ne sont pas en reste car la décharge et construite sur un marais si bien qu’à de nombreux endroits le sol est mouvant. Il arrive même que des gens disparaissent entièrement, engloutis par la boue. C’est en filmant des gens se déplaçant sur ces sols meubles que Christian s’est d’un coup retrouvé avec la moitié d’une jambe enfouis sous terre. Mais ça ne s’arrête pas là puisque le danger viens aussi des humains. Malgré le temps pris pour connaitre les locaux et gagner leur confiance, la criminalité et la violence là-bas sont très élevés et une équipe blanche équipée de caméra neuve ne passe pas inaperçu. Cependant malgré quelques péripéties tout le monde et revenu indemne et avec un film qui vaut bien les risques pris : le sujet est poignant, l’image belle et marquante, les personnages sont forts et les séquences musicales intégrés fonctionnent très bien. Contre la boue et les cendres, la beauté et la justesse des images : Welcome to Sodom réussi son pari.

 

Le 12/11/2018 par AÏSSA Franck dans le cadre du Camerimage

 

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Une partie de la promotion cinéma 2019

 

Encadrement pédagogique

Pascal Lagriffoul, Sylvie Carcedo