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Coordonnées de l'école
Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
La Cité du Cinéma - 20 rue Ampère
93200
Saint-Denis (France) / Tel : 01 84 67 00 01
Téléphone
01 86 67 00 01

Images et sons : Conférences et projections

Rendez-vous les lundis du 9 septembre au 25 novembre en salle Nougaret-Depardon
Dates
Du Lundi 09 septembre au Lundi 25 novembre
Adresse
Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
La Cité du Cinéma - 20 rue Ampère
-
93200
Saint-Denis (France) / Tel : 01 84 67 00 01

En relation au cours Relations images/sons de la 1ère année des spécialités « photographie », « son » et « cinéma », Giusy Pisano, Professeure des universités propose 8 conférences destinées aux étudiants de l’École nationale supérieure Louis-Lumière, mais également ouvertes au public, sous réserve des places disponibles et d’inscription préalable.

Le nombre de places étant limité et l’accès à la Cité du Cinéma réglementé, pour assister à ces conférences, il est indispensable de s’inscrire par mail à :
invitation@ens-louis-lumiere.fr

PROGRAMME

Lundi 9 septembre

17h-20h

Stéphanie Solinas

 

Formée à la photographie à l’ENS Louis Lumière, docteure en Arts Plastiques, Stéphanie Solinas (1978, France) vit et travaille à Paris. Elle développe une oeuvre variée (images, livres, vidéos, installations…), foncièrement photographique, qui n’a de cesse d’interroger la double nature de ce médium : à la fois document scientifique et élément d’ouverture à l’intangible, la fiction, le spirituel. Au travers de dispositifs et autres systèmes élaborés, sa pratique, tournée vers la figure de l’Autre et sa définition, explore l’identité, la mémoire - ces réalités invisibles -, la pensée à l’oeuvre dans l’opération même de « voir ». Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles aux Rencontres d’Arles, au Carré d’Art de Nîmes, au Fraenkel LAB et Headlands Center for the Arts à San Francisco, au FOAM à Amsterdam, à La Maison Rouge, à la Société Française de Photographie, à l’église Saint-Eustache (Mois de la Photo), au Musée national Eugène-Delacroix à Paris, au Centre Photographique d’Île-de-France, à Marseille-Provence 2013, etc. Il est présent dans des collections publiques : SFMOMA, Pier 24 Photography à San Francisco, Centre National des Arts Plastiques, Bibliothèque Nationale de France, Musée d’Art Moderne Centre Georges Pompidou / Bibliothèque Kandinsky, Musée de la Photographie de l’Elysée à Lausanne, Musée Nicéphore Niepce, Fonds Régional d’Art Contemporain PACA, Fonds Municipal d’Art Contemporain de la Ville de Paris, et des collections particulières.
Stéphanie Solinas a publié Do minique Lambert (2010 / Alaska & 2016 / RVB Books), Sans titre (Monsieur Bertillon) (2012 / RVB Books) et Déserteurs (2013 / RVB Books). Dominique Lambert figure dans l’Histoire des livres de photographies III de Martin Parr et Gerry Badger (2014 / Phaidon). Elle a reçu le Prix SCAM 2018 de l’Oeuvre Expérimentale pour Ne Me Regarde Pas, son court-métrage pour l’Opéra de Paris / 3e Scène, et le Prix Edouard Barbe 2013 (CNAC Le Magasin).

 

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Lundi 16 septembre

17h-20h

Vincent Lowy

En présence de Françoise Lebrun

"La Maman et la putain (1973) de Jean Eustache, au prisme des questions de genre".

Tourné entre mai et juillet 1972 et sorti en mai 1973, le film de Jean Eustache La Maman et la putain est un repère dans l'histoire du cinéma français, ne serait-ce parce qu'il totalise 350 000 entrées à sa sortie en France, ce qui surprend pour un film de près de 4 heures, exigeant et moderniste. Mais ce succès s'explique aisément car Eustache capture un certain air du temps, la désillusion post-68, la révolution sexuelle et la montée des revendications féministes. Pour autant, Alexandre (personnage principal du film et alter-ego d'Eustache) et Veronika (figure de femme libérée et soumise en même temps) semblent ignorer et même mépriser ces évolutions de société, exprimant une nostalgie évidente pour l'époque du patriarcat triomphant. Cet aveuglement est un motif essentiel de La Maman et la putain, car la conscience féministe torpille en réalité les stéréotypes à l'oeuvre dans l'imaginaire des personnages, ce que consacre à la fin du film l'effondrement du dandysme eustachien et la disqualification des intermittences du coeur chères à Marcel Proust. Ce paradoxe fait de ce film le véritable révélateur des tendances contradictoires qui agitent en profondeur la société française à l'orée des années 70.

 
Cette conférence nous donnera aussi l'occasion de rendre hommage à Pierre Lhomme, chef-opérateur du film et ancien élève de Louis-Lumière, disparu en juillet dernier.
 

 

 

Lundi 23 septembre

 

17h-20h

Nelly Massera

 

Nelly Massera est artiste et réalisatrice. Elle développe un ensemble de vidéos et d’installations qui jouent avec les frontières narratives du cinéma. Ancrées dans des réalités humaines, ses oeuvres, souvent fragmentaires, placent le corps au seuil du réel. Nelly Massera est invitée pour de nombreuses résidences d’artistes et expositions en France et à l’étranger. A partir de 2014 elle développe un projet de long-métrage documentaire en Algérie ; ce film découle de sa démarche artistique, mais il naît aussi du désir d’une autre forme, celle du cinéma. Pour le théâtre elle élabore des dispositifs vidéo et mène des ateliers en milieu scolaire, universitaire, carcéral, dans les musées et les écoles d’art.

 

17h30 : projection de Je taille des sourires dans les plaies des montagnes (France, 2018)
Achour a 30 ans. De jour comme de nuit, il marche, inlassablement. L’âme rebelle, il sillonne Alger et ses périphéries, squatte chez des amis et régulièrement quitte le centre-ville pour retrouver la proche montagne en Kabylie, son alter ego. C’est dans ce paysage, marqué dans sa chair par la guerre et le terrorisme, que se poursuit une part de sa résistance, mobile et ascendante. Musicien algérien de punk-hardcore, Achour a un temps crié sa colère contre le régime de son pays et chanté Anarchytecture. Mais le mouvement s’est essoufflé, les amis se sont séparés. Son mur Facebook est devenu son carnet de notes, sa fenêtre ouverte sur le monde. C’est un cri lancé à l’écho des montagnes, entre mur virtuel, façades infinies des grands ensembles et les strates des falaises minérales. Un cri qui nous revient. (film-documentaire.fr).
Le teaser : https://vimeo.com/263783400

 

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Lundi 7 octobre

17h-20h

Laetitia Mikles

 

Laetitia Mikles est scénariste et réalisatrice. Ses documentaires abordent des thèmes du langage (Touchée, Lucie va à l’école), du silence (De profundis, O. Cieshelski) ou de la marginalité (Kijima Stories). Elle a réalisé des portraits d’artistes : le jeune chanteur Abdel Khellil (Que l’Amour), la cinéaste japonaise Naomi Kawase (Rien ne s’efface), l’artiste plasticien Laurent Pariente (Et là-bas souffle le vent). Elle a réalisé des court-métrages (Le Vice caché des Navajos, Demi-Sang) et un documentaire sonore (Le japonais n’est pas une langue scientifique). Elle collabore à la revue de cinéma Positif. Ses films ont été sélectionnés et primés dans de nombreux festivals internationaux et français (Moscou, Rio de Janeiro, Stockholm, Lisbonne, La Rochelle, Lussas, le FID…).

 

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Lundi 14 octobre

17h-20h

Antoine Gaudin

 

Antoine Gaudin est Maître de conférences en Etudes cinématographiques et audiovisuelles à l’Université Paris 3 - Sorbonne nouvelle et chercheur à l’IRCAV. Il est l’auteur de L’espace cinématographique (Armand Colin, 2015) et le co-directeur de Représentations-limites des corps sexuels dans le cinéma et l’audiovisuel contemporain (Presses de la Sorbonne nouvelle, 2017). Il est critique pour « nonfiction.fr » depuis octobre 2008, et responsable du pôle cinéma depuis mars 2009. Les relations images et sons font partie de ses domaines de recherche et d’enseignement, notamment le vidéoclip musical.

 

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Lundi 4 novembre

17h-20h

Florent Lavallée

 

Diplômé de l’ENS Louis-Lumière en 1990, puis adjoint de Michel Fano, chef du département Son à la FEMIS de 1990 à 1993, il se consacre au mixage de films (plus de 80 à son actif) et de téléfilms (une soixantaine). Il enseigne aussi en intervenant à l’ENS Louis-Lumière, à la FEMIS, mais aussi à l’international dans les écoles EICTV à Cuba et depuis 1994 aux Beaux-Arts de Beyrouth (ALBA) au Liban. On peut noter entre autres dans sa filmographie des films comme Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, Le Caravage d’Alain Cavalier, En mai fait ce qu’il te plaît de Christian Carion, La Vallée de Ghassan SALHAB (prix de la meilleure bande son 2016 aux Libanese Movies Award ) etc.

 

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Lundi 18 novembre

17h-20h

Peter Winfield

 

Après son cursus ”photographie et cinéma” au Harrow Technical College, Peter travaille durant trois ans pour Fleet Illustrated, en tant que photographe de catalogues. Des bijoux aux meubles, en passant par les vêtements pour hommes et les dessous féminins, tout y passe. Pas très créatif, mais un bon apprentissage technique ! Depuis son studio Orange, (qu’Antonioni utilisera pour le tournage du film Blow Up), Peter devient free-lance. Spécialiste de la nature-morte, notamment dans le domaine culinaire, il travaille alors pour les agences de pub à Londres et à Paris. Il tombe amoureux de Paris et décide d’acheter un atelier à Montmartre. Il commence sa collaboration régulière avec le magazine Vogue Homme. Il peut alors exprimer son originalité et son humour dans les reportages qui lui sont commandés. Conscient que la nature-morte le prive de ce qui lui importe le plus, le contact humain, Peter décide alors d’entamer un changement radical de carrière : il abandonne la nature-morte pour le portrait. Avec sa série Un Anglais à Paris, il met sa maîtrise de la mise en scène au service d’une galerie de portraits fantasques à l’humour ravageur. (Les Photographes.org. 20 février 2015).

 

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Lundi 25 novembre

17h-20h

Béatrice Thiriet

 

Béatrice Thiriet, formée au conservatoire de Versailles par Jean Aubain et Solange Anconnat, s’est dirigée vers la composition et l’analyse musicale. Son intérêt pour le théâtre et le cinéma la conduisent très vite à s’orienter vers la musique de scène. L’opéra et la musique de film sont ses domaines de prédilection. Elle reçoit en 2001 le Prix Nadia et Lili Boulanger à l’Académie des Beaux-Arts pour la création de son opéra de Chambre : Nouvelles Histoires d’Elle. Découverte au cinéma par Pascale Ferran, elle écrit la musique de Petits arrangements avec les morts en 1993, de L’Âge des possibles en 1994, et de Lady Chatterley en 2006. Elle travaille avec de nombreux réalisateurs et réalisatrices, au cinéma et à la télévision : Dominique Cabrera, Jacques Deschamps, Radu Miailheanu, Joël Farges, Marc Esposito, Pierre Javaux, Xavier Durringer, Eyal Sivan. Son œuvre multiforme est composée de musiques pour des longs-métrages, des documentaires, des fictions télévisuelles, des multimédias, théâtre musical. Critique musical, elle a collaboré à l’émission de France Musique le « Pavé dans la mare ». En novembre 2007 elle propose chaque mercredi une émission sur radio classique Femmes de musique. Elle a réalisé deux courts métrages, Portrait de lettres avec Chœurs et La lettre de Mourad avec France 2 et Mezzo. Elle est également l’auteur du texte et de la musique d’une œuvre multimédia destinée aux enfants : « Bee et Bop » pour la Cité de la musique et Sony. 

 

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