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Coordonnées de l'école
Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
La Cité du Cinéma - 20 rue Ampère
93200
Saint-Denis (France) / Tel : 01 84 67 00 01
Téléphone
01 86 67 00 01

METRO

  • Ligne 13 - carrefour Pleyel (sortie 2 Cap Ampère) – distance de l’Ecole – 5 minutes

 

RER

  • RER D - Stade de France - puis bus 139, arrêts "rue Ampère" ou "Carrefour Pleyel" (distance de l’Ecole : 1 km)
  • RER B - La Plaine Stade de France - puis bus 139 (arrêts "rue Ampère" ou "Carrefour Pleyel" (distance de l’Ecole : 1,5 km)
  • RER C - Saint-Ouen - puis bus 139 ou 274 (distance de l’Ecole : 2 km)

 

EN VOITURE

  • Depuis l’A86, prendre la sortie 8b.
  • Depuis le périphérique, sortir à Porte de Saint-Ouen ou Porte de Clignancourt.

 

Le cycle de conférence sur le thème "problématiser la pratique" est ouvert au public

L’École nationale supérieure Louis-Lumière accueillera de septembre à novembre 2018 un certain nombre de praticiens qui sont aussi des théoriciens : quoi de plus normal pour un établissement qui mêle depuis toujours dans sa pédagogie comme dans sa politique de recherches ces deux pôles de la transmission ?

 

La création sous toutes ses formes (films de grande distribution, musique à l’image, photographie, réalité virtuelle, cinéma expérimental, documentaire...) sera réinterrogée par des praticiens prestigieux et des chercheurs de renom, au prisme de cette question centrale pour l’avenir de notre école : à l’heure du tout-numérique, quelle problématisation de la pratique pour la transmission des savoirs ?

 

Le nombre de places étant limité et l’accès à la Cité du Cinéma réglementé, pour assister à ces conférences il est indispensable de s’inscrire par mail à : direction@ens-louis-lumiere.fr

 

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© Photo : Serena Porcher-Carli

Programme

- Présentation du métier de mixeur au cinéma

Florent Lavallée

Lundi 10 septembre 2018 / 17h-20h

 

Diplômé de l’ENS Louis-Lumière en 1990, il se consacre au mixage de films (80 à son actif) et de téléfilms (une soixantaine). Il enseigne aussi en intervenant à l’ENS Louis-Lumière, à la FEMIS, mais aussi à l’international dans les écoles EICTV à Cuba et depuis 1994  aux Beaux-Arts de Beyrouth (ALBA) au Liban. On peut noter entre autres dans sa filmographie des films comme Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, Le Caravage d' Alain Cavalier, En mai fait ce qu'il te plait de Christian Carion, La Vallée de Ghassan SALHAB (prix de la meilleure bande son 2016 aux Libanese Movies Award ) etc....

 

 

- Narration immersive et interactive. Nouvelles écritures documentaires

Samuel Bollendorff

Lundi 17 septembre 2018 / 17h-20h

 

De la photographie documentaire au documentaire interactif, la narration multimédia bouleverse le statut du spectateur et les enjeux de la narration. Quelle est la place de la photographie et de l'image animée dans ces nouvelles formes d'écritures ?

 

Samuel Bollendorff est photographe et réalisateur. Il a été membre de l’agence Oeil Public de 1999 à 2010 puis de l’Agence VU jusqu'en 2012. Il travaille depuis 1998 pour Libération, Le Monde, Time, Newsweek, ELLE... Après son travail photographique Hôpital Silence, il réalise une série de portraits sur les conséquences sociales du sida. En 2004, l’exposition Silence à la Maison des Métallos à Paris, présente l’ensemble de ses travaux sur la santé. En 2005, il filme, pendant une année, en collaboration avec Jacky Durand, une chronique des cités de Grigny II et la Grande Borne en région parisienne. Il en tire son deuxième film, Cité dans le texte, un documentaire de 52 minutes produit par Zadig productions. De 2006 à 2008, il réalise une série sur les oubliés du miracle économique chinois : Chine, À marche forcée. Fin 2008, il réalise Voyage au bout du charbon, un premier web documentaire interactif avec Honkytonk Films publié sur Lemonde.fr. Il se consacre alors à la réalisation de documentaires interactifs et réalise The Big Issue en 2009 et en 2011 À l’abri de rien, une enquête sur le mal-logement en France avec Mehdi Ahoudig. Depuis 2012 il réalise Le Grand Incendie, une série photographique et un documentaire interactif sur les immolations en France.

 

 

- Matérialisme à l’œuvre - Milieux naturels et numériques

Jacques Perconte

Lundi 24 septembre 2018 / 17h-20h

 

“Comme rien de la machine ne lui est étranger, il la provoque, la pousse à ses limites, pense à partir de ses insuffisances et crée en fonction de ses erreurs. […] l’ancrage esthétique de Jacques Perconte revendique les puissances de l’impression, aux sens à la fois phénoménologique et pictural.” Nicole Brenez

 

Le travail de Jacques Perconte explore la matérialité des images numériques en détournant de plusieurs manières les processus qui sont à la base des formats d'encodage et de compression. Son œuvre se distingue par la singularité de son regard, qui produit une richesse de formes incitant à la contemplation. En privilégiant la représentation des formes et des phénomènes naturels, il s’approprie l'héritage du Romantisme et de l'Impressionnisme déclinant film linéaire pour le cinéma et film génératif pour l’exposition, performance audiovisuelle, photographie et installation, consiste à ressaisir la nature, notamment dans le rapport culturel et technique que nous construisons avec elle.
 

Cette rencontre sera consacrée à l’exploration de son aventure avec les images, depuis l’université de bordeaux 3 où il étudie les arts plastiques au milieu des années 90, jusqu’à aujourd’hui ici à l’école.
 

 

Figure majeure de la scène artistique numérique et de l’avant-garde cinématographique française depuis une dizaine d’années, Jacques Perconte se définit comme un artiste visuel. Concentré sur le paysage, déclinant film linéaire pour le cinéma et film génératif pour l’exposition, performance audiovisuelle, photographie et installation, son travail consiste à ressaisir la nature, notamment dans le rapport culturel et technique que nous construisons avec elle. Depuis la fin des années 90, Jacques Perconte invente des techniques et produit des images qui se dégagent singulièrement de l’esthétique générale des productions numériques.

L’aventure qu’il nous propose veut éveiller tous nos sens et travailler notre conscience.
 

Son site

http://www.jacquesperconte.com/
Vimeo https://vimeo.com/jacquesperconte
 

 

- Une idée du son  au cinéma

Claudine Nougaret

Lundi 8 octobre 2018 / 17h-20h

 

La réalisation de la bande son d'un film fiction ou documentaire est affaire de désir, de moyens et donc de choix et d’adaptation de toute une équipe. Comment mener à bien cette idée de réalisation jusque dans les salles de cinéma ? Quelles problématiques se posent en préparation en tournage et en postproduction.

 

Extraits des films  :

Le rayon vert de Erich Rohmer/Les baisers de secours Philippe Garrel

Urgences /Délits flagrants /10 e chambre instants d’audiences

La vie moderne/ journal de France/Les habitants/12 jours…

de Raymond Depardon ….

 

Chef opératrice du son, auteur, productrice et réalisatrice, Claudine Nougaret a été formée à l'Ecole Louis Lumière en cours du soir, puis par son travail sur les films.

Co-auteur avec Sophie Chiabaut du livre « le son direct au cinéma » aux éditions de la Femis, elle a fondé avec Raymond Depardon la société de production Palmeraie et désert qu’elle dirige depuis 1992. Elle a participé à plus d’une trentaine de long métrages documentaires ou fiction.

 

 

- Dissociation et Dissolution, des pistes pour le futur du cinéma

Christian Guillon

Lundi 15 octobre 2018 / 17h-20h

 

Le débat entre l’image comme témoin et l’image comme composition existe depuis toujours, mais il est désormais présent à l’intérieur de chaque image. Cette conférence essaiera de mettre en lumière les procédés d’enregistrement du réel dissociés et non photographiques, l’arrivée du temps réel dans le monde des VFX, et l’inversion de prédominance entre image filmée et image calculée. Ces phénomènes, techniques mais aussi sémantiques, se signalent d’ors et déjà dans un début de dissolution des effets visuels dans le processus global de production du cinéma.

 

Ancien de l’Ecole Louis-Lumière, directeur de la photographie, constructeur de cinéma forain, puis superviseur effets spéciaux optiques et mécaniques, Christian Guillon devient dans les années 90, un pionnier des effets numériques. Il crée le département effets numériques chez EX MACHINA en 1992. Puis "L'E.S.T." en 1998, avec lequel il contribue à l’essor du numérique dans le cinéma français. Au total, Il aura travaillé sur plus de 200 films (inclus « Femme Fatale » de Brian de Palma, ou « Lord of War » de Andrew Nicoll, ainsi que tous les films de Costa-Gavras depuis « Mad City », de Philippe de Broca depuis « Les 1001 Nuits », ou les productions Jacques Perrin depuis « Microcosmos »). Il crée «ADN» en 2011, une start-up dédiée à la représentation humaine en CGI, puis « Les Tontons Truqueurs » en 2016, dans le but de passer de la haute couture au prêt à porter, en développant les « VFX On Set » en temps réel, sur les marchés de la série TV."

 

 

- Le métier de directeur de la photographie aujourd’hui

Caroline Champetier

Lundi 5 novembre 2018 / 17h-20h

 

Collaboratrice de création exigeante et passionnée, Caroline Champetier est plus qu’une directrice de la photo : au fil d’une acrrière qui lui a permis de travailler en profondeur l’image des plus grands, elle est devenue une véritable conscience pour la profession et une source d’inspiration pour les étudiant.e.s. qui se destinent à la direction photo. Elle évoquera avec nous les grandes étapes de sa carrière et nous fera part de sa vision de l’avenir.

 

Voir la filmographie de Caroline Champetier sur le site de l’AFC : https://www.afcinema.com/_Caroline-Champetier_.html

 

 

- Introduction à la musique « savante » : développements de l'esprit symphonique et émergence du bruit

Martin Laliberté

Lundi 12 novembre 2018 / 17h-20h

 

 

Le cinéma et la musique entretiennent des rapports étroits depuis les origines. Pour mieux comprendre la musique symphonique ayant durablement marqué le cinéma, ce cours d'introduction présente les lignes de forces de l'histoire de la musique savante de 1600 à 1960. Les grandes périodes musicales et les principaux compositeurs sont discutées en relation avec l'histoire générale des arts. Ce parcours esthétique et historique se double d'une une série d'écoutes commentées d'oeuvres de Monteverdi, Vivaldi, Bach, Pergolèse, Mozart, Beethoven, Berlioz, Wagner, Mahler, Debussy, Ravel, Schoenberg, Webern, Boulez et Stockhausen et quelques autres.

La question de l’émergence du bruit dans la culture occidentale est riche et complexe. Elle convoque les fondements de nos conceptions musicales et esthétiques et cela touches aussi tous les autres domaines de la culture : danse et opéra, théâtre, cinéma…

1 - Présentation d’un outil théorique permettant de sonder les développements instrumentaux et musicaux ;

2 - Une histoire rapide de la musique savante occidentale depuis l’Antiquité et de sa relation au symphonisme et son

complexe ;

3 - Puis en traitant les musiques modernes et contemporaines : l’émergence du bruit

NB Faute de temps seule la tradition dite savante est abordée ici, sans perspective hiérarchique.

 

Martin Laliberté est compositeur et chercheur. Professeur des Universités, titulaire de la chaire de Musique et technologies à l’Université de Paris-Est. Chercheur dans l’équipe d’accueil Littérature, Savoirs et Arts EA4120. Ses recherches portent sur l’esthétique contemporaine et les nouvelles technologies musicales.

 

 

- Cinéma et réalité virtuelle

Jan Kounen

Lundi 19 novembre 2018 / 17h-20h

 

Jan Kounen est un réalisateur, producteur et scénariste de longs métrages pour le cinéma, de clips et de publicités. Bien connu pour ses films souvent ponctués de séquences immersives et qui font la part belle à l’expérimentation, Jan Kounen travaille désormais avec Céline Tricart, une ancienne étudiante de notre école, sur un ambitieux projet de Réalité virtuelle. Il y voit l’avenir du cinéma ! A discuter, bien-sûr...

 

 

- La réalité virtuelle associée au cinéma : un nouvel art ?

Philippe Fuchs

Lundi 26 novembre 2018 / 17h-20h

 

La réalité virtuelle et ses techniques ont déjà été exploitées depuis 20 ans pour les applications professionnelles et vont être progressivement utilisées pour le grand public avec des applications ludiques (« jeux vidéo VR ») et artistiques (« arts numériques interactifs », « vidéo 360° » et « films VR »).

Le contenu de la conférence sera composé de trois parties :

- Approche théorique de la réalité virtuelle dont la finalité est de permettre des activités sensorimotrices et cognitives dans un environnement artificiel.

- Vers un nouvel art : « vivre une histoire

 - Discussion


Philippe Fuchs est professeur de Réalité Virtuelle à Mines ParisTech depuis 25 ans. Il est un des acteurs majeurs du domaine de la réalité virtuelle en France. En particulier, il est l’auteur principal et le directeur de l’ouvrage collectif « Traité de la réalité virtuelle », en 5 volumes, avec 101 auteurs et 83 chapitres (2006 – 2009). Il vient de publier  (2016) un livre sur « Les casques de réalité virtuelle et de jeux vidéo » et « Théorie de la réalité virtuelle » (2018) (www.pressesdesmines.com).

Philippe Fuchs fut le premier président de l’Association Française de la Réalité Virtuelle (AFRV) et codirige le collège R&D du Think Tank d’UNI-XR sur les usages grand public de la réalité virtuelle, réunissant des professionnels du cinéma (Site personnel : www.philippe-fuchs.fr).