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Coordonnées de l'école
Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
La Cité du Cinéma - 20 rue Ampère
93200
Saint-Denis (France) / Tel : 01 84 67 00 01
Téléphone
01 86 67 00 01

METRO

  • Ligne 13 - carrefour Pleyel (sortie 2 Cap Ampère) – distance de l’Ecole – 5 minutes

 

RER

  • RER D - Stade de France - puis bus 139, arrêts "rue Ampère" ou "Carrefour Pleyel" (distance de l’Ecole : 1 km)
  • RER B - La Plaine Stade de France - puis bus 139 (arrêts "rue Ampère" ou "Carrefour Pleyel" (distance de l’Ecole : 1,5 km)
  • RER C - Saint-Ouen - puis bus 139 ou 274 (distance de l’Ecole : 2 km)

 

EN VOITURE

  • Depuis l’A86, prendre la sortie 8b.
  • Depuis le périphérique, sortir à Porte de Saint-Ouen ou Porte de Clignancourt.

 

Lucile Boiron (photographie, 2014) exposée jusqu'au 8 décembre à la galerie Lumière des Roses

L'exposition s'intitule « La Zone ». Ce terme désigne une bande de terre de 250 m de large, qui court le long des 34 km de fortifications érigées autour de Paris en 1844. Il s’agit d’une zone militaire affectée d’une servitude qui la rend inconstructible, de manière à laisser un champ dégagé à l’artillerie, mais très vite, ce système de défense de la capitale s’avère inefficace et est abandonné. Une population pauvre, exclue de la ville et du logement, en profite pour occuper ces terrains qui se couvrent progressivement d’un enchevêtrement de constructions précaires, baraques souvent insalubres, dépourvues d’eau et d’électricité. La bourgeoisie parisienne s’inquiète très tôt de cette « ceinture de misère indigne de la capitale » qui ne cesse de s’étendre pour devenir un immense bidonville qui abritera plus de 40 000 personnes dans l’entre-deux-guerres. C’est à cette période que commencent les expulsions jusqu’à l’éradication complète de la Zone par le régime de Vichy. Enfin, en 1956, la construction du boulevard périphérique enterre définitivement sous le bitume les derniers vestiges de ce territoire en marge.

 

 

Aujourd’hui, comme une résurgence de la Zone, on voit réapparaître des îlots de pauvreté - bidonvilles, campements sauvages – le long du boulevard périphérique. Véritable césure dans la continuité urbaine entre le centre de Paris et la banlieue, cette barrière réelle et symbolique continue d’engendrer les mêmes maux que toute marge délaissée à proximité des grandes villes avec son cortège de laissés-pour-compte. Deux artistes contemporains, Stéphane Goudet et Lucile Boiron, interrogent ces nouvelles formes de misère qui émergent aux portes de la ville, et plus loin aux portes de l’Europe.