Diplômé de l’ENS Louis-Lumière en cinéma en 1999, Denis Gaubert signe avec La Vie en relief – Jacques Henri Lartigue son premier long métrage documentaire. Sorti en salles le 16 septembre 2026, le film redonne vie, en 3D stéréoscopique, aux photographies réalisées par Jacques Henri Lartigue au début du XXe siècle.
Chef opérateur, Denis Gaubert s’est notamment illustré sur L’Année suivante d’Isabelle Czajka, Les Nuits avec Théodore de Sébastien Betbeder, Edgar Morin, chronique d’un regard de Céline Gailleurd et Olivier Bohler, We Blew It de Jean-Baptiste Thoret ou encore David Lynch, une énigme à Hollywood de Stéphane Ghez. Avec La Vie en relief, il poursuit son travail autour de l’image tout en passant pour la première fois à la réalisation d’un long métrage documentaire.
À la découverte du Lartigue stéréoscopique
Lorsque Denis Gaubert découvre les photographies stéréoscopiques de Jacques Henri Lartigue, il connaît déjà le travail du photographe, mais essentiellement à travers ses images les plus célèbres. La découverte d’une exposition consacrée à ses photographies en relief constitue un véritable déclic. Réalisées entre 1903 et 1929, ces images révèlent une facette moins connue de l’œuvre de Lartigue : celle d’un jeune photographe amateur passionné par la stéréoscopie, qui expérimente le relief pour photographier son quotidien, sa famille, les élégantes, les courses automobiles ou encore les débuts de l’aviation.
Sur les quelque 120 000 photographies réalisées par Lartigue au cours de sa vie, Denis Gaubert a choisi de se concentrer sur environ 5 000 images stéréoscopiques couvrant vingt-cinq années de sa vie. Pour construire le film, il s’est plongé dans les archives photographiques mais aussi dans les écrits du photographe : journaux intimes, correspondances et agendas, dans lesquels Lartigue consignait avec précision le quotidien de sa vie. De ce vaste ensemble, 323 photographies stéréoscopiques ont finalement été retenues pour composer le film.
Retrouver l’expérience du relief
Avec La Vie en relief, Denis Gaubert ne cherche pas seulement à raconter Lartigue ; il cherche à faire éprouver au spectateur l’expérience visuelle qui était au cœur de sa pratique. La stéréoscopie permet de restituer une impression de profondeur en présentant à chaque œil une image légèrement différente, un procédé ancien que Lartigue s’approprie pour donner une nouvelle dimension à la photographie instantanée. Ses images captent ainsi des mouvements, des chutes, des dérapages ou des corps suspendus dans l’espace.
Le choix de la 3D s’est donc imposé comme une évidence pour Denis Gaubert : regarder ces photographies en relief permet de retrouver une dimension essentielle de l’œuvre originale. Le relief dans le film est tel qu’il a été capté à la prise de vues, les images ayant été restaurées dans le respect des documents d’origine pendant quatre ans, sans recours à l’intelligence artificielle.
Liens

Un film de Denis Gaubert (Ciné 1999)
Documentaire 3D stéréoscopique, 68 min
Sortie en salles : 16 septembre 2026
Le film est précédé de Stéréodrome, court métrage documentaire de Denis Gaubert consacré à l’histoire de la photographie stéréoscopique.
Actualités
À l’école et hors les murs
Un étudiant de l’ENS Louis-Lumière publié dans le magazine Views
18 septembre 2026
Retour sur – le Programme international d’été du documentaire sonore
17 septembre 2026
Les anciens au générique – Septembre 2026
9 septembre 2026
Taxe d’apprentissage 2026
8 septembre 2026










