Actualités enseignant Master Ciné - février 2026
Michel Marx enseigne l’écriture, notamment scénaristique, aux étudiantes et étudiants des Masters Photographie, Cinéma et Son au sein de l’ENS Louis-Lumière.
Il publie le 6 février un nouveau livre : Dernier ciel, aux éditions de l’Antilope.
Présentation du roman : Habité par l’indicible, un scénariste hypermnésique remonte la trace de sa famille anéantie par la Shoah, du café parisien aux mémoriaux de Drancy et d’Auschwitz. À travers arrêtés officiels, listes de convois, photos floues et témoignages brisés, il tente de recomposer un album intime où surgissent voix disparues, amours anciens et gouffres de silence.
Des camarades de lycée – drôles, décalés et un peu fantomatiques – surgissent après quarante ans. L’écart est grand entre leurs préoccupations et son obsession à recomposer l’album intime. Et pourtant, sans le savoir, ils vont l’aider.
Entre autofiction érudite et comédie sociale, ce récit vibrant explore jusqu’où l’écriture peut réparer les absences, « photographier » les fantômes et recoudre les fragments d’un passé irrécupérable.
A l’occasion de la sortie, Michel Marx a répondu à quelques questions autour de son travail :
Comment vous est venu ce projet ?
On porte des histoires et, au fil des années, elles tissent un récit intérieur. J’ai formé des étudiants en France, à l’ENS Louis-Lumière, et aidé des scénaristes à travers le monde à accoucher de leurs textes, tandis que la petite musique de mes propres mots me suivait souterrainement. Il y avait l’héritage de la souffrance de mes parents, la disparition de leurs propres familles dans l’embrasement de l’histoire, une mémoire obsessive, chercher des preuves de ces disparitions, m’interroger sur les traces floues qui m’avaient été transmises tant l’on sait que les générations directement impactées par l’Holocauste ne parlaient pas. À l’époque on disait que c’était pour nous protéger. J’ai beaucoup voulu chercher, et j’ai trouvé peu. J’espérais que des morts n’étaient pas morts, que des fantômes n’étaient pas des fantômes. Et puis des camarades de lycée ayant retrouvé ma trace sur internet ont surgi après une quarantaine d’années d’absence et proposé des retrouvailles. Une conversation avec une amie a déclenché l’écriture de mon livre qui attendait de naître. Elle m’a dit « Tu cherches en vain des disparus mais tu te caches de lycéens réapparus, cette contradiction est une invitation à écrire, une mission ! ».
Vous abordez des sujets sensibles, comment avez-vous abordé ces enjeux thématiques dans le traitement de votre récit ?
J’ai rencontré ces anciens condisciples et j’ai raconté devant mon écran d’ordinateur nos entrevues comme s’il s’agissait d’un journal de bord, et contre toute attente c’est eux que j’avais rechigné à voir qui m’ont mené vers les réponses que je cherchais. Le roman s’est écrit au fil de ces avancées, de ces découvertes où agissait la magie. A moins que la magie n’ait pas été de la partie mais plutôt une sorte de rapport à la métempsychose, les vivants me montrant le chemin des morts, une médiation ouvrant les portes du passé. Et il y a eu l’actualité, de nouveaux les morts et les embrasements de toutes parts, la résurgence de l’antisémitisme, et les doutes sur comment serait reçu ce récit qui avançait dans la nuit, oserais-je dire dans la nuit des morts-vivants, titre d’un film d’horreur à haute valeur métaphorique. Comme si les histoires ancrées dans des contextes de hautes turbulences venaient dire quelque chose du monde et de la répétition et des déplacements des drames de guerre, et nous exposer, réveiller des peurs, du côté des lecteurs/trices mais aussi des auteur.e.s, faire trembler. Il m’a fallu l’accepter, savoir que touchant à des sujets en effet sensibles et également à des secrets de famille je prenais des risques, égratignant peut-être aussi des amitiés à en révéler les ombres, brisant des injonctions, des pactes implicites. Mais j’avais tant insisté auprès de celles et ceux que j’avais accompagné.e.s dans leurs écritures sur le fait que l’art est une prise de risque, je n’allais pas reculer. J’ai alors marché dans ce labyrinthe qu’est la pensée, qu’est le monde, qu’est le temps et le pouvoir de l’écriture.
Vous êtes scénariste, enseignant à l’ENS Louis-Lumière, comment ce travail nourrit-il votre approche de l’écriture romanesque ?
À manier, soutenir, maturer et emmagasiner la multiplicité des histoires que j’ai suivies, si j’ai laissé de côté pendant plusieurs années ma propre écriture, elle cheminait en silence et je l’espère se bonifiait. De l’écriture de scénarios à l’écriture de romans, même si certains principes diffèrent, il n’y a qu’un transfert à opérer, c’est une technique avec ses règles et son alchimie, ses limites mais aussi sa liberté d’invention. À avoir exploré tant de fois le processus de l’adaptation de romans au cinéma, on comprend comment faire le chemin inverse, c’est-à-dire laisser filer en soi les images en les passant au filtre de la littérature. Et puis avant d’enseigner le scénario j’écrivais des nouvelles et des romans, il m’a donc suffi de faire la route à l’envers, de revenir à mes premiers pas, tout comme cette histoire que je raconte qui est un retour à l’enfance et aux messages cryptés transmis par les générations antérieures, timides mais imposants totems. Et c’est grâce à ces années de réflexion, car à enseigner on apprend, que se sont confrontés mon sens de la construction, le rapport à la responsabilité de l’écriture, à la technique, au poids des mots, aux interconnexions de la pensée, à l’espace assumé des rêves, l’amour qu’il faut avoir pour ses personnages quitte à explorer leurs démons, leurs peines, leurs terreurs et leurs regrets, leurs mystères et leurs erreurs, leurs joies éphémères, leur passage sur terre et leur courage de vivre malgré tout, parfois de mourir, ce que nous savons d’eux et ce que nous en imaginons, pour tenter de reconstituer en chapitres le puzzle de notre humanité héritée de la leur, leurs passions et les nôtres, leurs manques et les nôtres, tentatives tardives mais nécessaires de réparations. Le chemin de l’écriture est un chemin de partage mais aussi un face à face avec le deuil, les non-dits, les vides laissés comme les blancs entre les lignes ou les hors champ à l’écran qui nous menacent et nous appellent. Le cinéma je crois ressemble parfois à la littérature, la littérature au cinéma, la vie à l’art, et si les outils varient les émotions sont toujours les vecteurs de nos productions, de ce que nous tentons de réordonner comme les fourmis portent des brindilles dépassant souvent leur poids pour construire leurs abris, à petits pas discrets mais volontaires, formes noires et mouvantes traçant des routes.
2 rencontres à venir :
Dimanche 8 février à 11h30
Michel Marx au Café des Psaumes
16 ter Rue des Rosiers, Paris 4e.
Dimanche 15 février de 14h à 18h
L’Antilope et Michel Marx au Salon du Livre de l’OSE.
Halle des Blancs-Manteaux Pierre-Charles Krieg, 48 rue Vieille du Temple, Paris 4e.
Nominations César 2026
L’Académie des César a révélé les nominations pour la Cérémonie 2026 prévue le jeudi 26 février.
Plusieurs personnes diplômées de l’École sont nommées directement :
Pour le César de la Meilleure Photographie :
- David Chambille (Ciné, 2005) pour le film Nouvelle Vague, de Richard Linklater.
Pour le César du Meilleur Son :
- Romain Cadilhac (Son, 2007) et Olivier Goinard (Son, 1998) sont nommés aux côtés de Marc Namblard et Olivier Touche pour le film Le Chant des Forêts, de Vincent Munier.
- Jean Minondo (Son, 1977) et Christophe Vingtrinier (Son, 1997) sont nommés aux côtés de Serge Rouquairol pour le film Nouvelle Vague, de Richard Linklater.
- Rémi Chanaud (Son, 2011), Jeanne Delplancq (Son, 2009)) et Niels Barletta (Son, 2010) sont nommés aux côtés de Fanny Martin pour le film Partir un jour, d’Amélie Bonnin.
A noter aussi la nomination de Nathalie Vidal, aux côtés de François Maurel et Rym Debbarh-Mounir pour le film Dossier 137 de Dominik Moll. Nathalie Vidal est enseignante et référente au sein du Master Son.
Pour le César de la Meilleure Musique :
- Arnaud Toulon (Son, 2015) est nommé pour le film Arco, d’Ugo Bienvenu.
Nous félicitations et souhaitons le meilleur à toutes les personnes nommées pour la Cérémonie.
Cette année encore, l’ENS Louis-Lumière est partenaire de l’Académie des César. Des étudiantes et étudiants du Master Photographie prennent part au travail photographique de tous les évènements de l’Académie.
L’École salue enfin toutes les diplômées et tous les diplômés qui ont œuvré sur les films nommés dont, parmi les films les plus nommés :
NOUVELLE VAGUE, de Richard LINKLATER
Avec Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin
Production : ARP
Distribution : ARP Sélection
- David CHAMBILLE – direction de la photographie (ciné, 2005)
- Camille CLEMENT – 1ère assistante caméra (ciné, 2010)
- Victor RIOU – 3ème assistant caméra (ciné, 2021)
- Jean MINONDO – mixage (son, 1977)
- Christophe VINGTRINIER – mixage (son, 1997)
- Barttolo LABESCAU – son (son, 2021)
DOSSIER 137, de Dominik MOLL
Avec Léa Drucker, Guslagie Malanda, Mathilde Roehrich
Production : Haut & Court
Distribution : Haut & Court
- Thierry VERRIER – assistant réalisation (ciné, 1980)
- Sophie PATALANO – 2ème assistante caméra (ciné, 2013)
- Gaspard CRESP – assistant caméra (ciné, 2004)
- Hector CABEL – assistant camera (ciné, 2023)
- Fred MESSA – prise de son (son, 1994)
- Yann ARNAUD – mixage bande originale (son, 1996)
- Hugo CORBEL – assistant montage son (son, 2021)
L’ATTACHEMENT, de Carine TARDIEU
Avec Valeria Bruni Tedeschi, Pio Marmaï, Vimala Pons
Production : Karé Productions
Distribution : Diaphana Distribution
- Ivan DUMAS – mixage (son, 2000)
- Marco PERON – prise de son (son, 2014)
- Mathieu CASSAN – 2nd assistant caméra (ciné, 2011)
L’INCONNU DE LA GRANDE ARCHE, de Stéphane DEMOUSTIER
Avec Claes Bang, Sidse Babett Knudsen, Michel Fau
Production : Ex Nihilo
Distribution : Le Pacte
- David CHAMBILLE – direction de la photographie (ciné, 2005)
- Yann ARNAUD – mixage musique (son, 1996)
- Hugo CORBEL – assistant auditorium (son, 2021)
- Mehdi SELLAMI – coordination de post-production (ciné, 2016)
LA PETITE DERNIÈRE, de Hafsia HERZI
Avec Nadia Melliti, Ji-Min Park, Amina Ben Mohamed
Production : June
Distribution : Ad Vitam
- Martin PEIGNIER – prise de son (son, 2019)
- Alexandre TREILLE – assistant compositeur (son, 2016)
- Jeanne GRIVELET – assistante auditorium (son, 2020)
L’ÉTRANGER, de François OZON
Avec Benjamin Voisin, Rebecca Marder, Pierre Lottin
Production : FOZ
Distribution : Gaumont Distribution
- Emmanuelle VILLARD – mixage (son, 1990)
NINO, de Pauline LOQUES
Avec Théodore Pellerin, William Lebghil, Salomé Dewaels
Production : Blue Monday
Distribution : Jour2Fête
- Amaury ARBOUN – montage paroles – son, 2008
- Carl DEMAILLE – chef machiniste – ciné, 2017
- Inès CLIVIO – machiniste additionnelle – ciné, 2023
PARTIR UN JOUR, de Amélie BONIN
Avec Juliette Armanet, Bastien Bouillon, François Rollin
Production : Topshot Films, Les films du Worso
Distribution : Pathé Films
- David CAILLEY – direction de la photographie (Ciné, 2009)
- Rémi CHANAUD – prise de son (Son, 2011)
- Florent CASTELLANI – prise de son (Son, 2011)
- Jeanne DELPLANCQ – montage son (Son, 2009)
- Barttolo LABESCAU – mastering (Son, 2021)
- Sreesti SHEIKH – assistante auditorium ( Son, 2023)
Et parmi les courts-métrages nommés :
- Les belles cicatrices, de Raphaël Jouzeau, avec Xavier Thieulin (Son, 2007) pour le mixage
- Dieu est timide, de Jocelyn Charles, avec Arnaud Toulon (Son, 2015) en tant qu’ingénieur du son et Matthieu Gasnier (Son, 2018) pour le montage son et le mixage.
- Deux personnes échangeant de la salive, de Alexandre Singh & Nathalie Musteata, avec Charlie Cabocel (Son, 2013) en tant qu’ingénieur du son
- Mort d’un acteur, d’Ambroise Rateau, avec Charlie Cabocel (Son, 2013) en tant qu’ingénieur du son
- Wonderwall, de Róisín Burns, avec Pierre Desprats (Son, 2014) pour la musique.
La Caisse des Dépôts expose le Master Photo
Présentation :
Facettes réunit deux expositions issues du partenariat entre la Caisse des Dépôts et l’ENS Louis-Lumière, présentées initialement à la Galerie du Crous de Paris en 2024 et 2025.
Conçus dans le cadre d’un atelier pédagogique de commande institutionnelle, ces travaux, offrent aux étudiantes et étudiants de l’ENS Louis-Lumière, l’opportunité de porter un regard d’auteur sur une institution publique discrète et pourtant profondément ancrée dans le quotidien des Français.
Le premier volet, Réflexion(s), interroge la manière de représenter une institution à l’action aussi vaste que complexe que la Caisse des Dépôts. Fondée en 1816 et investie d’une mission d’intérêt général, la Caisse des Dépôts est abordée au travers de deux de ses champs d’action majeurs : le social et l’environnement. Les séries photographiques explorent les traces, les usages et les présences humaines qui façonnent les lieux, les pratiques et les engagements de l’institution.
Le deuxième volet, Hors-Champ, s’attache à une dimension moins connue : celle du mécénat culturel de la Caisse des Dépôts. En plongeant dans les coulisses du Théâtre des Champs-Elysées et de structures artistiques soutenues par la CDC, les photographies donnent à voir ce qui échappe au regard du spectateur – répétitions, gestes en attente, artisans de l’ombre. Là où se construit la magie du spectacle vivant, loin de la scène.
Entre photographie documentaire et rêverie, ces deux expositions dialoguent autour d’une même invitation : déplacer notre regard, questionner ce qui fait image et explorer ce qui, dans l’ombre ou le quotidien, soutient et révèle l’action collective.
Facettes livre ainsi le portrait en creux d’une Institution aux multiples dimensions. L’ambition de ces travaux n’est pas une recherche de vérité absolue, mais plutôt de présenter et de révéler la complexité et la richesse d’un des plus vieux organismes financiers français. A l’image de la lumière, multidirectionnelle, ces regards esquissent un pas une meilleure compréhension d’un organisme singulier, historique et entièrement tourné vers l’intérêt général.
L’exposition Facettes présente des projets d’étudiantes et étudiants des promotions 2025 et 2026 : Julie Baijer, Savannah Beau, Evdokia Begidzhanova, Chloé Boulesteau, Séléné Brault, Léo Duthoit, Antoine Fauret, Maxence Fléty, Lilian Héliot, Adria Jaskowiak, Kléo Kieffer, Ariane Marrec, Léa Adriana Martineau, Livia Haut Perucca.
Le projet a été dirigé côté Caisse des Dépôts par Ludivine Pelletier et Thibault Brière.
Côté ENS Louis-Lumière, les projets de la Commande Institutionnelle ont été dirigés par Christophe Caudroy, Franck Maindon, avec l’appui de Véronique Figini, Véronique Dürr et Alix Häfner.
L’exposition Facettes s’est construite en partenariat avec Les Bordes de Scènes – espace Jean Lurçat de Juvisy-sur-Orge.
Liste des personnes diplômées
Diplômées & diplômés - Promotion 2025
Lundi 19 janvier 2026 a eu lieu la Soirée des Diplômé.e.s qui a permis de remettre les diplômes à la promotion 2025 et de montrer différents projets lors d’une soirée organisée en partenariat avec la Cinémathèque française.
Félicitations à toutes les personnes diplômées des Masters Photographie, Cinéma et Son.
Retrouvez la liste des personnes en téléchargement avec le titre de leurs mémoires de fin d’études.
Retours en image sur la soirée (photos Enora Jean – promotion Photo 2028) :

Vidéo de présentation de projets du Master Photographie
Lina Boitier nommée Directrice générale des services
Lina Boitier nommée Directrice générale des services de l’ENS Louis-Lumière
L’École nationale supérieure Louis-Lumière a le plaisir d’annoncer la nomination de Lina Boitier au poste de Directrice générale des services, à compter du 1er janvier 2026, par arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, publié au Bulletin officiel du 16 décembre 2025.
Diplômée en informatique de l’Université Paris Descartes (désormais Université Paris Cité) et du CNAM, Lina Boitier est ingénieure de recherche au CNRS. Elle dispose de plus de vingt ans d’expérience dans l’administration et la gouvernance de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle a exercé des fonctions de Secrétaire générale au sein de plusieurs structures et établissements, notamment au CNRS, à l’INSERM et à l’École normale supérieure.
En 2024, elle a rejoint la ComUE Université Paris-Est Sup en qualité de Secrétaire générale, qu’elle a accompagnée jusqu’à sa dissolution au 31 décembre 2025.
Lina Boitier rejoint aujourd’hui l’ENS Louis-Lumière à un moment clé de son histoire. À l’approche de son centenaire en 2026, l’École s’engage dans une nouvelle phase de développement, marquée par des projets structurants au service de l’excellence de ses formations, de leur rayonnement et de leur ouverture à l’international.
En tant que Directrice générale des services, Lina Boitier accompagnera la direction et l’ensemble des équipes dans la conduite de ces transformations, en veillant à la qualité du fonctionnement administratif, financier et technique de l’École, au soutien des missions pédagogiques et à l’accompagnement des personnels et des étudiants.
L’ENS Louis-Lumière lui souhaite la bienvenue et plein succès dans ses nouvelles fonctions.
Valérie Fouques à la Direction des relations internationales
(English below)
Valérie Fouques devient directrice des relations internationales de l’ENS Louis-Lumière. Elle a pris ses fonctions au 5 janvier 2026.
Diplômée d’une double licence et maîtrise en Arts du Spectacle dans les filières Théâtre et Cinéma à l’Université de Montpellier, Valérie Fouques a obtenu un DESS Production et réalisation documentaire à l’Université de Strasbourg en 2005 et a été diplômée en 2017 du Master D2A, Droit, Economie et Gestion de l’Audiovisuel à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
En 2007, elle devient volontaire internationale au sein du Consulat Général de France à Jérusalem. Pendant 2 ans, elle œuvre à la coopération culturelle entre la France et les Territoires palestiniens dans le domaine des médias, du cinéma et de la formation audiovisuelle. Après des expériences en sociétés de production, notamment chez Lardux Films, elle rejoint le CNC de 2011 à 2020, au service documentaire de la Direction de l’audiovisuel, tout en dispensant des cours dans différents établissements comme la Fémis, l’ESRA ou les Gobelins.
Entre 2021 et 2025, elle est nommée comme attachée audiovisuelle régionale par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères au sein de l’institut français des émirats arabes unis à Abu Dhabi. Pendant 4 années, elle travaille à la promotion de l’expertise française dans les domaines de l’audiovisuel et du cinéma, du jeu-vidéo et de la réalité virtuelle dans le Golfe. Outre la mise en place de quatre festivals de cinéma, Valérie Fouques organise des rencontres professionnelles aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite, une formation à la coproduction internationale à Dubaï qui fête sa 3ème édition en 2026. Enfin, elle accompagne aussi des talents émergents issus du Golfe à se rendre dans des festivals et des programmes de résidence en France,
Depuis janvier 2026, elle a rejoint l’ENS Louis-Lumière en tant que Directrice des relations internationales avec la mission de poursuivre le développement de la stratégie internationale de l’établissement et d’en renforcer le rayonnement à l’étranger.
Valérie Fouques has been appointed Director of International Relations at the ENS Louis-Lumière. She took office on January 5th 2026.
A graduate of the University of Montpellier with a double Bachelor’s and Master’s degree in Performing Arts, specializing in Theater and Film, Valérie Fouques earned a postgraduate diploma (DESS) in Documentary Production and Directing from the University of Strasbourg in 2005 and a Master’s degree (D2A) in Audiovisual Law, Economics, and Management from Paris 1 Panthéon-Sorbonne University in 2017.
In 2007, she became an international volunteer at the French Consulate General in Jerusalem. For two years, she worked on cultural cooperation between France and the Palestinian Territories in the fields of media, film, and audiovisual training. Following experiences in production companies, notably at Lardux Films, she joined the CNC (French National Centre of Cinema) from 2011 to 2020, in the documentary department of the Audiovisual Directorate, while also teaching in various schools such as La Fémis, ESRA or Gobelins.
Between 2021 and 2025, she was appointed Regional Audiovisual Attaché by the French Ministry for Europe and Foreign Affairs at the French Institute in Abu Dhabi, United Arab Emirates. For four years, she worked to promote French expertise in the fields of audiovisual media and film, video games, and virtual reality in the Gulf. In addition to launching four film festivals, Valérie Fouques organized professional meetings in the UAE and Saudi Arabia, and a training program in international co-production in Dubai, which will celebrate its third edition in 2026. She also supported emerging talent from the Gulf region through festivals and residency programs in France.
Since January 2026, she is Director of International Relations at the ENS Louis-Lumière, tasked with further developing the institution’s international strategy and strengthening its international reach.
Actualité Enseignant chercheur - Soutenance de HDR de David Faroult
Présentation :
David Faroult, enseignant-chercheur à l’ENS Louis-Lumière, a soutenu le 25 novembre 2025 son HDR (Habilitation à Diriger des Recherches).
La soutenance portait sur ses travaux intitulés « Historiciser l’esthétique du cinéma ? (Trajet vers un mot d’ordre) »
Mot de présentation par David Faroult :
« Le dossier scientifique de ma demande d’Habilitation à Diriger les Recherches est composé de 7 tomes. Une synthèse présentant l’ensemble, un ouvrage original inédit consacré à Jacques Rivette et cinq tomes composant le recueil d’une sélection des travaux.
Les travaux présentés dans les cinq tomes composant leur recueil sont en cohérence avec le parcours détaillé dans le document de synthèse intitulé Historiciser l’esthétique du cinéma ? Ce document expose le cheminement vers cette proposition de « mot d’ordre » susceptible de regrouper des chercheuses et chercheurs en études cinématographiques et audiovisuelles au-delà des séparations parfois excessives entre les approches privilégiant l’histoire du cinéma et celles ancrées dans l’étude de son esthétique.
Ce cheminement est caractérisé par une évolution de mon travail étendue sur environ vingt-cinq ans. Au départ, largement nourris de l’étude du dispositif-cinéma, et se situant dans la continuité de recherches stimulées par une approche althussérienne dans l’après-1968, mes travaux ont évolué vers des études d’œuvres singulières, à partir desquelles pouvait se configurer autrement la recherche des relations entre politiques émancipatrices et organisation esthétique des films.
La préoccupation de l’historicisation des compositions esthétiques est apparue au fil du travail sur l’ouvrage personnel, Godard. Inventions d’un cinéma politique. Les choix esthétiques présidant à la composition de chaque œuvre étaient alors conçus suivant leur inscription dans leur conjoncture, en même temps que dans un dialogue avec l’histoire de leur art.
Aussi, le recueil est-il organisé en dialogue avec l’exposé de ce parcours. Sa première partie regroupe les textes sur les cinémas militants et l’étude du dispositif cinéma, issus de la première période de ce trajet.
La deuxième regroupe des études d’œuvres dont les singularités ont obligé à relativiser l’importance du dispositif-cinéma comme instrument d’analyse. Les caractéristiques de films comme ceux de Marco Ferreri ou d’Armand Gatti nouaient tout autrement leurs liaisons avec des préoccupations politiques, irréductibles à leur scénario, dans un dialogue conflictuel avec les héritages réalistes.
La troisième partie regroupe la plupart de mes travaux consacrés à Jean-Luc Godard, dont l’œuvre a constitué un guide et le cinéaste adopté comme prescripteur pour aborder plus généralement le cinéma. Parmi les travaux les plus récents, des questionnements concernant ses usages de la photographie, de la vidéo et des collages, ont permis d’approfondir les études de ses initiatives dans le champ des cinémas politiques et militants auxquels se consacrait l’ouvrage personnel.
Outre les ouvrages intégralement consacrés à Jean-Luc Godard (l’un collectif et l’autre personnel), rejetés en deuxième partie d’annexes du recueil compte-tenu de leur volume pour faciliter la circulation dans le reste du document, la première partie des annexes réunit des entretiens et communications inédites qui font écho ou explicitent des évolutions de ma démarche de recherche évoquées dans le document de synthèse.
L’ouvrage de recherche original, inédit, consacré à Jacques Rivette (Rivette. Enquête politique) est présenté dans l’état actuel de sa rédaction, vouée à être reprise en vue de sa prochaine publication grâce aux retours et suggestion du jury d’habilitation.
Comme l’expose en détail le document de synthèse, une période intermédiaire de ma production de recherche, située dans les années 2008 à 2015, se caractérise par une forme d’inquiétude défiante à l’égard de l’activité théorique quand celle-ci se montre trop prompte à la formulation de généralités que la singularité d’une œuvre pourrait fragiliser. Il en résultat une forme de rectification qui, s’écartant de l’inspiration althussérienne au fondement des théories du dispositif-cinéma, se tourna davantage vers la théorie critique, plus attentive à la perception des singularités du non-identique et soucieuse d’en restituer la dynamique immanente. Cela eut des conséquences sur l’approche de la relation entre la politique et les œuvres : d’abord considérées suivant leur pratique idéologique dans une perspective althussérienne, elles sont peu à peu abordées selon leur façon de médiatiser la politique à l’intérieur du processus esthétique. L’étude du cinéma de Jacques Rivette constitue une tentative, encore en cours, de mise à l’épreuve de cette approche. »
La soutenance s’est déroulée au sein de l’Unité de Recherche EA 7343-LIRA – Laboratoire international de Recherches en Arts.
Garante : Mme Nicole BRENEZ
Membres du Jury :
M. LAURENT GUIDO
Professeur des universités, Université Sorbonne Nouvelle
M. ANGEL QUINTANA
Professeur des universités, Université de Gérone, Espagne
Mme EUGENIE ZVONKINE
Professeure des universités, Université Paris 8
Mme TERESA CASTRO
Maitresse de conférences-HDR, Université Sorbonne Nouvelle
M. OLIVIER NEVEUX
Professeur des universités, Ecole Normale Supérieure de Lyon
Mme NICOLE BRENEZ
Professeure émérite, Université Sorbonne Nouvelle
Mme PASCALE CASSAGNAU
Inspectrice générale de la Création, Centre National des Arts Plastiques
M. BERNARD EISENSCHITZ
Expert
Les anciens au générique - Janvier 2026
Semaine du 7 janvier

MA FRÈRE, de Lisa AKOKA & Romane GURET
Avec Fanta Kebe, Shirel Nataf, Amel Bent
Production : SuperStructure
Distribution : StudioCanal
- Matthieu LANGLET – foley (son, 2002)
- Katie BAILLOT – 2ème assistante caméra – caméra B (ciné, 2009)
- Xavier THIEULIEN – mixage (son, 2007)

FATHER, MOTHER, SISTER, BROTHER, de Jim JARMUSCH
Avec Tom Waits, Adam Driver, Mayim Bialik
Production : CG Cinéma – The Apartment
Distribution : Les Films du Losange / Scala Films
- Nicolas CANTIN – mixage (son, 1994)
Semaine du 14 janvier

PALESTINE 36, d'Annemarie JACIR
Avec Jeremy Irons, Hiam Abbass, Kamel El Basha
Production : Lucky Number
Distribution : Haut et Court
- Hélène LOUVART – direction de la photographie (ciné, 1985)
- Corentin COURAGE – 2eme assistant opérateur (ciné, 2020)

L'AFFAIRE BOJARSKI, de Jean-Paul SALOMÉ
Avec Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon
Production : Le Bureau
Distribution : Le Pacte
- Julien HIRSCH – direction de la photographie (ciné, 1988)
- Vincent GOUJON – ingénieur du son (son, 1987)
- Dimitri KHARITONNOFF – montage paroles (son, 2019)

FURCY, NÉ LIBRE, d'Abd Al MALIK
Avec Makita Samba, Romain Duris, Ana Girardot
Production : Jérico – Arches Films
Distribution : Memento
- Guillaume DEFFONTAINES – direction de la photographie (ciné, 1992)
- Jonathan MARTINS – mixage foley (son, 2008)
- Brice BARBIER – DIT (ciné, 2014)
- Fanny COUSTENOBLE – opératrice steadicam & caméra B (ciné, 2004)
Semaine du 21 janvier

LE MAGE DU KREMLIN, de Olivier ASSAYAS
Avec Paul Dano, Jude Law, Alicia Vikander
Production : Curiosa Films
Distribution : Gaumont Distribution
- Maeva DRECQ – opératrice caméra, caméra B (ciné, 2007)
- Dimitri KHARITONNOFF – assistant montage son (son, 2019)
- Aloyse LAUNAY – assistante montage son (son, 2018)
- Jonathan MARTINS – foley (son, 2008)
- Nicolas MOREAU – supervision montage son (son, 1999)
- Jonas ORANTIN – ADR (son, 2015)

GRAND CIEL, de Akihiro HATA
Avec Damien Bonnard, Samir Guesmi, Mouna Soualem
Production : Good Fortune Films
Distribution : UFO Distribution
- Jeanne DELPLANCQ – montage son (son, 2009)
- Philippe GRIVEL – mixage (son, 1992)
Semaine du 28 janvier

GOUROU, de Yann GOZLAN
Avec Pierre Niney, Marion Barbeau, Anthony Bajon
Production : Ninety Films – WY Productions
Distribution : StudioCanal
- Marine GOUJET – assistante caméra (ciné, 2007)
- Florent DENIZOT – renfort montage paroles (son, 2016)
- Jonathan MARTINS – foley (son, 2008)

BAISE EN VILLE, de Martin JAUVAT
Avec Martin Jauvat, Emmanuelle Bercot, William Lebghil
Production : Ecce Films
Distribution : Le Pacte
- Manuel VIDAL – son (son, 2001)
- Carol SIBONY – 1ere assistante opératrice (ciné, 2021)
Participation de David Faroult à une journée d'étude
Présentation
David Faroult, enseignant à l’ENS Louis-Lumière participe à l’organisation de la 4ème journée d’étude du groupe de recherche Utopies Cinématographiques qui se tient le 23 janvier à l’Institut national d’histoire de l’art à Paris et au Cinéma La Clef à Paris.
La journée porte sur le thème :
Construire des « formes-communes »
Cinémas collectifs d’hier et d’aujourd’hui.
David Faroult animera notamment une conférence à 11h15 sur le sujet « Collectif et dissolution de l’auteur autour de 1968 : le cas de Jacques Rivette (à la lumière de Jean-Luc Godard) ».

Nommé aux Lauriers de l'audiovisuel
Présentation
Les Lauriers de l’Audiovisuel a annoncé ses nominations pour la Cérémonie 2026.
Pour les Lauriers Jeune Talent, parmi les 3 sélectionnés se trouvent le film « Les Rapaces » réalisé par Tim Saillant (Ciné, 2025).
Les Lauriers sont attribués par un jury de professionnels reconnus pour valoriser le travail de création des talents. La cérémonie aura lieu le 10 février 2026.
« Les Rapaces » est le film de fin d’études de Tim Saillant.
Résumé : Au début du 20ème siècle alors que le cinéma vient de naître, Jacques un caméraman et Nari son assistante mènent une expédition quelque part en Amérique du Nord. Le temps presse et Jacques n’a toujours aucune image à rapporter à Paris. Un jour Nari trouve enfin la trace des autochtones.
Au générique du film :
Antoine Pitaval – direction de la photographie et cadre
Clémentine Barbara – 1ère assistante opératrice
Aurélien Bolard – prise de son
Martin Lequin – montage
Yoan De Oliveira E Silva – montage son
Dimitri Couet – mixage son





















