Retour sur le colloque "Color and Imaging Conference"

Présentation


Le 31ème colloque « Color and Imaging Conference » s’est déroulé du 13 au 17 novembre à Paris ; l’occasion pour trois de nos étudiants d’y participer dans le cadre de leur mémoire de fin d’études.

Différents aspects de la recherche autour de la couleur y ont été exposés : caractérisation et reproduction de l’apparence colorée des matériaux à des fins patrimoniales et de numérisation 3D ; restitution de la couleur par une caméra, des sensibilités spectrales au gamut mapping via des transformations colorimétriques avancées ; étude d’effets psychoperceptifs ; rendu des couleurs avec les technologies HDR, LED…

Entre autres conférences, Pierre Lemaire (Photo 3) a pu y présenter ses travaux de stage de 2ème année réalisé dans le pôle imagerie de l’Institut National du Patrimoine. Raphaël Jaafari (Cinéma 3) et Clément Montméa (Photo 4) ont participé suivi le cours de « color grading for digital cinema » de Charles Poynton et Laurens Orij.


Disparition de Didier de Faÿs

Didier de Faÿs (1957-2023)


Il était de la promotion photographie 1980, Didier de Faÿs nous a quittés.
Pionnier, à l’affût de cet extrême contemporain de la photographie qu’il affectionnait tant, à l’affût de jeunes talents qu’il défendait tant, animé d’une douce énergie qui semblait inusable, infatigable dans la défense de ses convictions, unique et irremplaçable, Didier incarne un engagement sans limite, l’amour de la photographie et des photographes chevillé au cœur.
Une idée à la minute, il vivait à ce rythme. Il était parfois, avouons-le, difficile à suivre. Visionnaire, ses développements suivaient de temps à autre des chemins de pensée qui s’étiraient à perte de vue, qui vous perdaient. Mais Didier, c’était aussi une chaleur dans la voix qui vous emmenait, vous embarquait ; une générosité qui vous désarmait. Il avait ce côté aventurier, voyageait au Japon, en Chine, partait, revenait, et surtout il créait : Photographie.com, le premier magazine en ligne dédié à la photographie, c’est lui. La Bourse du Talent à la BnF, c’est lui. Et tant d’autres projets qu’il portait.
L’ENS Louis-Lumière, son École, tient à témoigner de tout son soutien à sa famille.

« Didier de Faÿs, théâtre antique d’Arles, 2008 ». Photographie de Sophie Scher, série « Portraits à la chambre » de l’ENS Louis-Lumière © Sophie Scher/ENS Louis-Lumière.

Hommage de l'association des anciennes et anciensHommage de l'Union des Photographes ProfessionnelsSoutien financier à ses proches

Actualités de La Recherche

Séminaire conjoint en études cinématographiques avec Concordia University


La direction de la Recherche de l’ENS Louis-Lumière s’associe à Concordia University pour un séminaire de recherche en études cinématographiques qui se tient un vendredi par mois et accueille des chercheurs (jeunes et plus confirmés) dans leur démarche de pensée des méthodes et des questions qui sont à l’heure actuelle au cœur de notre champ d’études et qui sont en train de le transformer : questions écologiques, nouveaux médias, approches « cultural studies », recherche-création, etc…

Le séminaire se tient exclusivement en ligne et en anglais. Programme joint.

Soutenance de thèse co-dirigée par Giusy Pisano.


Pierre SANOU soutient sa thèse intitulée : Le Projet Dii Alfred Simon Diban Ki-Zerbo : images et son de la mémoire collective et de l’identité d’une Église (1915 – 2015).

Ce thèse a été dirigée notamment par Giusy Pisano, enseignante à  l’ENS Louis-Lumière.

 

Résumé :

Le « Projet Alfred Simon Diban Ki-Zerbo » se veut une tentative d’écriture audiovisuelle et numérique de l’histoire de l’Église du Burkina Faso, l’histoire de la colonisation et des premiers chrétiens du Burkina Faso à partir de la collecte et de l’analyse des sources sonores et visuelles. Concrètement, il s’agit d’une lecture « à contre-courant » des archives coloniales, ecclésiales et nationales de 1915-2015. C’est une enquête qui a nécessité une approche pluridisciplinaire invitant à réfléchir sur la notion de « chaîne opératoire » utilisée dans plusieurs domaines et objet de débats actuels. Cette recherche-création a permis d’analyser les matériaux (sonores, visuels, écrits) sur l’Église du Burkina Faso en vue d’une part de réalisations audio-visuelles et, d’autre part de les sauvegarder par le projet d’un Centre de recherche et de formation en Histoire orale, Travail de mémoire et Science Ouverte pour l’Église du Burkina Faso qui pourrait les rendre accessibles au plus grand nombre de personnes grâce à l’essor des technologies de l’information et de la communication. La thèse est accompagnée par des projets de création : une série télévisuelle Tilé-gnèdji (Les larmes du soleil) sur la révolte anticoloniale de 1915-1916 dans la boucle du Mouhoun ; un projet d’émission intitulée Fragments de notre histoire pour la chaîne TV-Maria ainsi que le projet 100 ans des Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou. »

 

La soutenance a lieu le 16 novembre – 9h30 – Maison de la Recherche – Salle Athéna – 4 rue des Irlandais, 75005 Paris.

(Visio possible ici)

Thèse effectuée conjointement entre l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, École Doctorale (thèse de doctorat en Études cinématographiques et audiovisuelles) et l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, École doctorale Lettres, Sciences Humaines et Communication – LESHCO.


Actualités ancien.ne.s du Master Photographie

Retour sur deux actualités d'anciennes et anciens étudiants du Master Photographie


Antoine Le Roux (Photo, 2014) présente une exposition photographique intitulée : Traversées.

Présentation par Antoine Le Roux :

« Depuis 2020, je constitue une archive visuelle des paysages des aires d’accueil des Gens du voyage en France, questionnant par la photographie les liens entre anthropologie et politique. Imaginé comme un contre-champ, un changement de point de vue, « Traversées » cherche à interroger le sens de la place que chacun occupe dans la société, en particulier lorsque celle-ci est assignée. »

L’exposition se tiendra à la Médiathèque Matéo Maximoff, 59 rue de l’Ourcq, 75019 PARIS

du 24 novembre au 22 décembre.

Une rencontre avec l’artiste aura lieu le jeudi 21 décembre à 19h. Réservation indispensable :

Heures d’ouverture : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 14h à 18h. Mercredi de 10h à 13h et de 14h à 18h.

Stéphanie Solinas (Photo, 2001) présente son nouveau livre « L’Être plus – Itinéraire pour devenir soi-même »

A l’occasion de Paris Photo et de la parution de son nouveau livre, la librairie du Jeu de Paume et les éditions du Seuil organisent une rencontre avec l’artiste.

Présentation du livre par l’éditeur :

« À la fois érudit et joueur, ce road trip fait d’enquêtes et de rencontres choisies nous plonge dans l’Ouest américain, celui des infinis déserts méditatifs et de la Silicon Valley où se mène une course effrénée contre le temps et l’obsolescence humaine. Entre sciences et croyances, on découvre multiples tentatives de gagner l’éternité et l’immortalité, par les technologies les plus audacieuses et étonnantes, le pari de la cryogénisation, ou encore le développement personnel, toutes traversées par la promesse de « devenir soi-même ».
Avec cette interrogation qui se pose à chacune et chacun : que faire du temps qui nous reste ?
Rêves, folies, recherches pointues et pionnières, l’être humain ne se résout pas à l’idée de sa propre mort. Et ce refus le rend inventif, c’est le moins qu’on puisse dire.
L’être plus. Itinéraire pour Devenir soi-même est un livre insolite et génial à sa façon, qui nous entraîne sur les routes de l’humain « augmenté » et préservé à tout prix. Une nouvelle ruée vers l’or, sur les terres du western. »
Rencontre : le dimanche 12 novembre à 11h30 – Librairie du Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, Paris.


Actualités de l’École en festivals

Plusieurs sélections et diffusion de projets étudiants pour cet automne.


En octobre et novembre, plusieurs élèves de l’Ecole et des anciens ont vu certains de leurs projets sélectionnés en Festival ou diffusés :

Festival International du Film – CAMERIMAGE – Pologne :

Le film qui avait servir de Partie Pratique de Mémoire pour Charly Lehuédé : Where Ravens Fly

est sélectionné au Festival dans la section Panorama.

Charly Lehuédé (Ciné, 2022), réalisateur du film, et Guillaume Pradel (Ciné, 2022), directeur de la photographie, présentent le film à cette occasion.

Margot Cavret (Ciné, 2020) a rédigé un article autour du film sur le site de l’AFC disponible ici .

Plus d’informations sur le site du Festival ici.

Retrouvez ici le mémoire de fin d’étude de Charly Lehuédé : La mise en scène des animaux au service des mythes dans le cinéma de fiction.

Festival du film français à Prague – République Tchèque :

Dans le cadre de ce festival organisé par l’Institut Français, Samuel Robineau (Son, 2023) présente une installation sonore Radio silence, un parcours à travers les  documentaires sonores réalisés à l’ENS Louis-Lumière.

Installation à la Galerie 35, Prague. Plus d’informations sur le site du Festival ici.

Festival du documentaire de Ji. Hlava – République Tchèque :

Dans la section « First Lights » plusieurs créations réalisées à l’École étaient présentées.

 

Des créations sonores réalisées par des élèves du Master Son :

  • Les Poupées / Mathieu a jeho panenky de Léo-Polde Poulalion et Gilles Bechara (Son, 2025)
  • Ma mère, Mon amie, Mon Fils / My mother, my friend, my son, de Alba de La Rosa et Manon Josien (Son, 2024)

Des créations sonores des stagiaires du Programme International d’Été du Documentaire Sonore :

  • Concrete fissures de Nefeli Sani et Sohyeon Park (promotion, 2022)
  • Le train des pensées / Train of thought, de Harsh Kumar Khatwani et Ron Shmueli (promotion, 2022)

Des courts métrages issus du Master Cinéma :

  • Du poil de la Bête / Back on track  d’Ulysse Veyrier (Ciné, 2024)
  • Histoires rouges, actes jaunes / red stories yellow acts de Tom Devianne (Ciné, 2019), coréalisé avec Ewan Barcelo.

 

Plus d’informations sur le site du Festival ici.

Retrouvez les créations du Programme International d’Eté du Documentaire Sonore ici.

Et parmi nos anciens étudiants du Master Cinéma :

  • Diffusion sur Arte du film :  Les rencontres des quatre saisons  de Zéphir Blanc (Ciné, 2021), projet hors cursus produit par Les Films du quart d’heure., le film est disponible jusqu’au 5 décembre 2023 . Film disponible ici.

 

  • Florent Médina (Ciné, 2017) a vu son film  Déshabille-moi, co-réalisé avec Maxime Vaudano, produit par Félicité Production, présenté au Festival C’est pas la Taille qui compte, à Paris, le 16 octobre dernier. Plus d’informations ici.


Actualités du magasin

Remise en état d’une tête manivelle Mini Worrall.


L’équipe du magasin de l’ENS Louis-Lumière a restauré récemment une tête manivelle Mini Worrall.

Conçue par les ingénieurs de Cinema Products pour laquelle ils ont reçu un Oscar technique, la tête Mini-Worrall combine les caractéristiques de la Worrall classique, mais avec un gain de poids conséquent. L’entrainement de panoramique et d’inclinaison s’effectue par 2 câbles, ce qui garantit un fonctionnement constant et durable, mais nécessite une vérification régulière de la tension. Le mouvement de tilt (mouvement d’inclinaison) n’offre qu’une amplitude de 60 degrés, mais un fox wedge (quart de brie) intégré permet d’incliner davantage la caméra. Les manivelles permettent des mouvements fluides et réguliers, sans jeu ni points durs, sur les deux axes.

Le mouvement de panoramique sans fin permet à l’opérateur d’effectuer une rotation continue. Le réglage fin des mouvements dans les 2 axes est rendu possible grâce à 3 vitesses de transmission. Comme toutes les têtes manivelle et contrairement aux têtes fluides dont les axes sont sous la caméra, la Mini Worrall autorise des mouvements plus proches du point nodal, c’est à dire que la caméra se déplace autour de l’axe optique.
Elle ne se monte que sur embase Mitchell (ou 300). Elle est équipée d’une accroche QRP (Quick Release Plate) Sachtler.
L’équipe du magasin se tient à disposition des étudiantes et étudiants de l’Ecole pour en faire découvrir le bon usage.


Actualités d'une enseignante du Master Photographie

Anne-Lou Buzot (Photo, 2014) est enseignante à l'ENS Louis-Lumière, laboratoire argentique et procédés photochimiques.


Nous faisons part d’une actualité riche cet automne autour de ses travaux.

  • Dans le cadre de l’exposition « Épreuves de la matière » qui se tient à la BNF, elle présente l’un de ses anthotypes, intitulé « Éloge de l’éphémère ». Retrouvez les informations sur l’exposition ici.
  • Anne-Lou Buzot participe également, mardi 17 octobre à une table ronde en lien avec l’exposition, sur le thème « Pour une nouvelle écologie des images ». Retrouvez les informations sur cette table ronde ici. 
  • Dans le cadre de la Biennale de l’image Tangible, qui se déroule du 3 novembre au 16 décembre, Anne-Lou Buzot exposera une pièce intitulée « L’Acte Photochimique » à la galerie Charlot. Retrouvez plus d’informations ici.

 

Il faut noter également deux articles autour de ses travaux :

  • un article dans le magazine 9 Lives autour de sa résidence de recherche-création proposé par le CIPGP (Collège International de Photographie du Grand Paris) et la fondation Neuflize OBC, disponible ici.
  • une présentation de ses recherches sur la kakitypie (procédé végétal qu’elle a inventé durant ses études à l’ENS Louis-Lumière) dans le prochain numéro de la revue The Eyes, intutulé « Fracture« ,  vers le site de The Eyes ici.

BUZOT Anne Lou - "Eloge de l'éphèmère"

BUZOT Anne Lou - "L'acte photochimique"


Venue de Daniele Siragusano à l’École.

Rencontre


Dans le cadre des cours de psychophysique de l’image dispensés dans le Master Cinéma, l’École est fière d’avoir reçu, vendredi 6 octobre, Daniele Siragusano (ingénieur image chez Filmlight et l’un des spécialistes dans son domaine) pour une conférence.

Au programme de cette conférence, l’idée était notamment d’aborder l’illustration des choix opérés par Filmlight pour la reproduction des couleurs. Il était question de modèles d’apparence couleurs et de préférences de couleurs avec une présentation du TCAM et du nouvel outil Filmlight, Chromogen. Cette rencontre fut aussi l’occasion de parler de création de look, du pipeline qui l’accompagne.

L’École remercie chaleureusement Daniele Siragusano pour son temps et Filmlight pour son soutien.


Actualité d'une ancienne du Master Photographie

Morgane Kieffer (Photo, 2022) vient de publier un premier ouvrage à découvrir.


Morgane Kieffer a été diplômée de l’ENS Louis-Lumière, Master Photographie, en 2022.

Dans la continuité de son travail de recherche effectué pour son mémoire de fin d’études, Morgane Kieffer publie son premier projet éditorial, en collaboration avec Sophie Caveliero, membre de son jury de mémoire, « C’est quoi pour vous la photographie ? ».

Cet ouvrage découle de son travail de recherche sur la photographie japonaise et a nécessité un an de travail complémentaire. Il présente 113 photographes en activité sur le marché de la photographie, avec une grande diversité d’écritures photographiques. Ces photographes sont présentés par des personnalités du monde de la photographie. L’ouvrage propose ainsi les réponses de photographes français et japonais à la question « C’est quoi pour vous la photographie ? » pose par Bernard Plossu.

Vous pouvez retrouver une présentation détaillée sur le site de l’éditeur.

Informations complémentaires :
Éditeur|Chibi International
Conception graphique|O. Desrousseaux
Direction éditoriale Sophie Cavaliero et Morgane Kieffer
A partir de la conception de l’édition française réalisée par Olivier Desrousseaux et Helio en 2021, sur une idée originale de Bernard Plossu
Langues|Français, anglais / Nombre total de pages|302
Parution – SEPTEMBRE 2023 / ISBN|ISBN 978-2-9580598-4-2 / Prix|50 €

 

Sujet du mémoire de fin d’études : « Représentation de la photographie japonaise en France au XXIe siècle. Diffusion et réception d’images d’auteur.e.s japonais.e.s par et pour les occidentaux.ales, dans les expositions, l’édition et le marché de l’art. » sous la direction de Franck Maindon et de Cécile Laly.

Couverture de livre

Liste des photographes présentés dans le livre par ordre d’apparition et en liaison avec leur prescripteur


Disparition de Pascal Spitz

Une personnalité essentielle au sein de l'équipe pédagogique de l'ENS Louis-Lumière.


Nous venons d’apprendre la disparition de Pascal Spitz, enseignant à l’ENS Louis-Lumière.

Ancien élève de l’École, diplômé en 1985, Pascal Spitz était ingénieur du son musical. Il avait rejoint l’ENS Louis-Lumière en 1993 en tant qu’enseignant, s’était investi en tant que coordinateur du Master Son donnant à cette formation pluridisciplinaire aux métiers du son une tenue et un rayonnement international.

Pascal Spitz aimait son métier et avait la passion de transmettre aux nouvelles générations son savoir. Exigeant et précis, il était d’une élégance et d’un respect constants. Il aura accompagné et marqué durant plus de 25 années nombre de nos élèves mais aussi ses collègues et toute l’équipe de l’ENS Louis-Lumière.

C’est avec infiniment de tristesse que nous pensons à lui, à son entourage et à sa famille.